
Les Burkinabés derrière le Mali
Très chaleureux avec les supporters des deux camps , les Ouagalais restent toutefois peu intéressés par la rencontre de dimanche qui opposera le Mali à l'Algérie. Leur passion: la moto...
Aux abords du stade du 4 août, peu nombreux sont ceux qui sont au courant que le choc de ce groupe H se disputera dans la capitale burkinabée.
"L'Algérie joue ici ? Contre le Mali ? Je ne savais pas du tout. Je vais essayer d'assister à la rencontre, mais ce n'est pas sûr", confiait, hier, Aissati, 21 ans, chauffeur de taxi. A l'instar de ce supporter des Etalons du Burkina, des centaines de Ouagalais faisaient part de leur étonnement à la vue de la cinquantaine de journalistes et supporters algériens, présents dans le centre-ville de la capitale.
"Vous êtes les bienvenus. Vous serez bien traités ici. Mais, je ne sais pas si nous supporterons l'Algérie, dimanche. Les Maliens sont nos voisins, je pense que les Burkinabés seront derrière eux."
Féru de football, Ijabi, 31 ans, préfère toutefois consacrer le peu de son argent de sa poche à son "bébé", une moto Kawasaki, d'une valeur de plus de 3 millions de francs CFA ( 750000 dinars), achetée en dix fois... "Ici, il faut rouler à moto pour se déplacer plus vite. Les voitures coûtent très chères. Le prix des motos et des scooters reste plus abordable. C'est aussi un moyen de faire le taxi et de se récupérer des courses intéressantes", assure Ijabi, qui compte bien profiter de la rencontre de dimanche pour se faire "quelques billets".
"Beaucoup de supporters vont se déplacer à moto, afin d'éviter les embouteillages. Les courses à moto sont de 10 à 20 % moins chères".
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De notre envoyé spécial à Ouagadougou, Farouk Doukhi
La Gazette du Fennec





