Stade 5 juillet : Ould-Ali ne veut pas enquêter sur la mauvaise herbe

Deux ans seulement après avoir été entièrement rénové, le stade du 5 juillet 1962 est, de nouveau, fermé pour travaux. Un chantier qui ne ferme plus coûtant les yeux de la tête. Un retapage et un interminable gaspillage du denier public. Une pelouse extrêmement dégradable. Certes, on aime le bio mais la logique voudrait que le jardin soit entretenu plus sérieusement.. Après avoir viré Mohamed Kara à l’issue de la dernière rénovation, le Ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), El-Hadi Ould-Ali, a décidé de « ne pas ouvrir d’enquête à propos de la qualité des travaux qui y ont été réalisés auparavant». Incompréhensible !

Les liftings, l’enceinte de Chevalley en a subis depuis 1981. Une ardoise estimée à plus de 400 millions d’euros. Une somme ayant servi aux différentes opérations esthétiques pour la modernisation de l’antre olympique. Le plus récurrent des problèmes est certainement le terrain. Le tapis se déteint sous l’effet de la négligence et le paquet de matchs qui endommagent une herbe surexploitée par moment. Beaucoup trop de rencontres s’y jouent. Cela peut aller jusqu’à 3 matchs par semaine parfois en période de compétition. Etant donné que tous les derbys s’y sont joués l’an dernier, outre les matchs continentaux des formations d’Alger (USMA e MCA), la surface ne pouvait qu’accuser le coup. Ceci étant, il y a toujours des moyens pour remédier à cela : lumière, ventilation, remotter les morceaux qui se détachent sous les appuis et les tacles… etc, des gestes classiques d’après-match qu’on ne voit pas en Algérie. Une fois le match terminé, tout le monde rentre chez lui. On se contente juste d’éteindre le projecteur et laisser le gazon avec ses cicatrices et les racines en l’air.

Pépinières : la solution miracle !

En tout cas, la situation ne semble pas préoccuper les hauts responsables du sport en Algérie. La tendance est à la dédramatisation. La solution miracle est vite trouvée : « la création de trois entreprises pour la production de gazon naturel, au Centre, à l’Est et à l’Ouest du pays » comme le préconise le génie El-Hadi Ould-Ali. Saperlipopette ! On n’y avait pas pensé !

Ce qu’il faudra relever, c’est que la société française Vegetal Design, qui a assuré le dernier engazonnement en date, n’aura pas fait mieux que Queens Grass (Pays-Bas) qui nous avait fait l’étalage de son incompétence lors de la restauration de 2008. L’on se rappelle de ces images scandaleuses de la joute amicale entre l’Algérie et la Bosnie-Herzégovine qui s’était déroulée sur un grand marécage. Un triste épisode qui avait engendré le limogeage de Noureddine Belmihoub, le premier responsable de l’OCO à l’époque, par le MJS géré par le Dr. Mohamed Tahmi lors de cette période. Par la suite, Rachid Zeroual, Noureddine Belmihoub et, dernièrement, Mohamed Kara se sont succédés à la gestion de l’enceinte algéroise. Les hommes ont changé mais les problèmes ont perduré avec des rafistolages à coup de dizaines de milliards de centimes qui ont servi à tout sauf à une véritable remise sur pieds du temple.

« Une opération ordinaire »

Le nouveau maître des lieux par intérim, Nadir Belayat (cadre du MJS), se retrouve, à son tour, face à une nouvelle « décomposition » de la superficie verte. Il pourra – néanmoins – compter sur le soutien du patron de la tutelle, El-Hadi Ould-Ali, qui a assuré, jeudi à Tipasa, que « l’aménagement du stade 5 juillet est une opération ordinaire, qui est effectuée dans tous les pays du monde, mais que le problème réside dans le retard accusé dans le championnat national de football, durant la saison passée». L’homme fort du MJS a aussi indiqué que « l’opération de maintenance de la pelouse du stade devait débuter en mai, alors que le dernier match de la saison a été joué le 9 juillet, ce qui a impacté négativement sur la disponibilité du stade pour l’ouverture du championnat » considérant la situation  comme «ordinaire, car les techniques exploitées nécessitent davantage de temps». Par ailleurs, le ministre a révélé qu’«aucune enquête ne sera ouverte à propos du terrain du stade du 5 juillet et de la qualité des travaux qui y ont été réalisés auparavant » non sans affirmer  qu’ « il n’existe pas de séries 5 juillet, comme rapporté par certains organes de presse». Pas de polémique donc du coté de la bâtisse du 1er mai 1945 qui banalise l’incompétence et normalise la magouille.

Mohamed Touileb, La Gazette du Fennec

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