Rafik Djebbour : « J’ai encore faim ! »

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- Entretien Exclusif -

 

 

 

 

Rafik Djebbour : « J’ai encore faim ! »


On aurait mis sa tête à prix ! Dites vos chiffres ! Rafik Djebbour, fraîchement sacré avec l’Olympiakos le Pirée (Coupe, Championnat), n’est pas du genre à distiller des interviews à tout bout de champ. Mais pour La Gazette du Fennec, il a ouvert son cœur pour parler de sa saison, riche et aboutie en tous points de vue. L’attaquant au parcours éloquent ne se laisse pas griser pour autant par ce doublé qu’il ne s’empêche pas néanmoins de savourer, car étant le fruit d’efforts individuels et collectifs qui suscitent chez lui une fierté légitime. Le joueur a rangé sa mitraillette, mais l’homme a gardé sa modestie. Pour vous, Mister Djebbour en toute courtoisie !


Rafik Djebbour, vous êtes champion de Grèce avec l’Olympiakos le Pirée, fraîchement sacré en Coupe de Grèce, c’est une saison bien accomplie en tous points de vue, dites donc ?

Elle l’est, effectivement. Elle avait bien commencé. Bon, c’est vrai qu’il y avait aussi quelques bas, mais à l’arrivée, on réussi à décrocher le doublé… c’est fantastique !


Djebbour MVP de la finale de la Coupe de Grèce

Que représentent pour vous ces deux titres ?

C’est l’aboutissement de plusieurs années de travail en Grèce. Je les méritais ces titres eu égard à toutes les difficultés que j’ai connues durant ma carrière. Je crois que je méritais bien ça. Ce n’est pas volé. J’ai bossé dur pour y arriver. J’y ai cru dur comme fer, je n’ai jamais abdiqué même dans les moments les plus difficiles et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, je savoure tout ça. Ce n’est pas une fin en soi, mais juste le sentiment d’avoir été récompensé pour ses efforts.

Ces deux titres ont-ils, à vos yeux, plus de saveur que le titre de champion de Grèce de la saison dernière ?

Un petit peu, quand même. Il y a toujours une saveur particulière, effectivement. A chaque titre sa particularité. Je suis fier du titre de la saison dernière. C’était un bonheur indescriptible d’avoir terminé champion dès ma première saison au Pirée. Après, décrocher le doublé cette saison est une grande fierté. On se sent comblé ! C’est particulier pour moi. Après, je ne voudrai pas en rester là. J’ai encore faim…(rires).

 

 

 

 

 

 

« J'ai connu des moments difficiles,

 


et je suis fière de la ma saison ! »

 

 

 

 


Votre saison, c’est aussi des statistiques éloquentes ; 17 buts en tout et pour tout, 13 en championnat, 3 en Coupe d'Europe, 1 en finale de la Coupe de Grèce, ne tirez-vous pas une petite fierté à cet égard ?

Si un petit peu, quand même. Hamdoulah, je suis content de ma saison. Ce sont, en effet, de belles statistiques. A remettre en jeu. J’essayerai de faire mieux la saison prochaine. Je n’ai vraiment pas envie de me laisser griser.

N’était ce petit passage à vide et les quelques blessures qui vous ont stoppé dans votre élan, vous dites-vous : « J’aurais pu faire mieux », après coup ?
On peut toujours faire mieux, lorsqu’on le désire. J’ai connu quelques moments difficiles au milieu de la saison. Est-ce que sans ça, j’aurais fais mieux ? Sans doute. Mais quoi qu’il en soit, on peut toujours mieux faire. Lorsqu’on est ambitieux, qu’on cherche constamment à progresser, on peut faire mieux. C’est dans ma nature. Je regarde toujours devant.


Le sacre collectif de Rafik Djebbour avec l'Olympiakos

Cette saison est–elle la plus aboutie, la meilleure, disons en des termes plus crus ?

Sans doute. Ça n’a pas été un long fleuve tranquille, mais elle aura été spéciale. J’ai le sentiment d’avoir fait le boulot. D’avoir passé un cap. On a réalisé quelques bons matches en Ligue des Champions (NDLR: compétition que Rafik a découvert cette saison). Donc oui, statistiquement et prestigieusement parlant, elle l’est sans doute.


Quels sont les moments forts de cette saison 2011/2012 ?

Ah vous savez, il y en a quand même…Les matches de la Ligue des champions. Battre Arsenal et Dortmund à domicile…le derby contre le Pana. La finale de la Coupe…autant de souvenirs indéfectibles. J’en garde un tas, en tous les cas. Quand j’y pense, j’en suis naturellement fier.

 

 

 

 

 

« L’intérêt de l'OM ?

 


je lis, j'écoute et j'observe... »

 

 


Votre avenir à l’Olympiakos le Pirée fait débat, partira ? Partira pas ? La question reste posée. Qu’en est-il au juste ?

Ce qu’il y a, c’est que je suis encore sous contrat avec mon club. Donc, à la base, il n’y a pas lieu de polémiquer. Je suis heureux ici.

En résumé, un départ n’est pas à l’ordre du jour, c’est ça ?

Disons que pour qu’on parle d’un départ, il faut que tous les éléments soient réunis.

C’est-à-dire ?

Bah, il faut que les différentes parties soient d’accords. Qu’il y ait un club intéressant, aussi…