Algérie, l’heure de Belmadi a enfin sonné !

Le destin de Djamel Belmadi est intimement lié à celui de l’Équipe nationale. Joueur emblématique qui a marqué sa génération (20 sélections, 5 buts de 2000 à 2004) l’ancien Marseillais, reconverti avec succès au métier d’entraineur depuis 2010, a patiemment attendu son heure. Il tentera désormais de réaliser ce qu’il n’a jamais fait avec l’Algérie en tant que joueur : se qualifier à une Coupe du Monde. Ironie de l’histoire, la prochaine édition se déroulera en 2022 au Qatar, là où il s’est forgé au métier d’entraineur avec une réputation d’homme à poigne.

Dès l’intronisation de Kheireddine Zetchi en mars 2017, le nom de Djamel Belmadi a commencé à circuler pour prendre les rennes de la sélection nationale. Le président de la FAF, sous l’effet de mode du jeu à l’espagnol, a finalement opté pour le choix hasardeux de l’inexpérimenté Lucas Alcaraz. Après ce fiasco qui aura duré 6 mois, le nom de Belmadi s’est alors imposé comme une évidence pour le Bureau Fédéral et le vice-président Bachir Ould Zmirli avait pour mission de contacter l’entraineur en poste à Al Duhail. Brutalement et sorti de nul part, c’est finalement Rabah Madjer qui a été parachuté en octobre 2018 contre toute attente. Le fiasco aura duré 9 mois et les coéquipiers de Mahrez ont vécu un véritable calvaire, perdant même tous leurs repères.

Réclamé par de nombreux joueurs, souhaité par une majorité de supporters (voir consultation Twitter du jour) et adoubé par de nombreux observateurs et d’anciens internationaux, Djamel Belmadi débarque aujourd’hui à la surprise générale à la tête des Verts au moment où tout le monde s’attendait à un « Mondialiste » promis par Zetchi au lendemain de la Coupe du monde 2018 que les Algériens ont fatalement regardé devant leur petit écran.

Un parcours respectable au Qatar

Le chantier qui attend désormais Djamel Belmadi est immense et sa capacité à relever le défi interroge. S’il a pour seule expérience africaine son parcours de joueur et capitaine des Verts à la CAN 2004, Belmadi a acquis une expérience respectable du métier d’entraineur depuis ses débuts en 2010, dès la fin de sa carrière de joueur en 2009. Son CV qui se résume à des titres remportés au Qatar n’est pas forcément clinquant mais parait bien suffisant. 4 fois Champion avec Lekhwiya en 2011, 2012, 2017 et 2018, le natif de Champigny a réussi la performance de rafler tous les titres mis en jeu avec un triplé historique la saison dernière où il a terminé invaincu en championnat. Nommé à la tête de la sélection nationale du Qatar en mars 2014, Belmadi a aussi connu une expérience de sélectionneur mitigée. Malgré une victoire en Coupe du Golfe en novembre 2014, il est démis de ses fonctions en.

Un style d’entraineur jeune, rigoureux et pragmatique

Technicien reconnu et respecté dans le Golfe, Djamel Belmadi est décrit par ses proches comme un bosseur acharné. Connu comme un joueur talentueux mais colérique, Belmadi a conservé son état d’esprit de meneur d’homme. Méthodique, rigoureux et consciencieux, l’ex-entraineur de Lekhwia est plutôt adepte d’un jeu offensif en 4-2-3-1 ou 4-3-3 basé sur la possession et alternant aussi sur le jeu en contre. Coach pragmatique à la Jurgen Klopp, il aime essentiellement s’adapter à ses adversaires pouvant ainsi changer de tactique en cours de jeu. C’est pourquoi il aime s’appuyer sur un staff technique étoffé où les rôles de chacun de ses « soldats » sont clairement définis avec un management exigeant. S’il a pour atout sa jeunesse, comme c’est à la mode actuellement, Belmadi a forcément quelques défauts en plus de sa relative inexpérience. A commencer par sa communication fragile avec les médias ou avec ses employeurs, n’hésitant pas à aller au clash comme en atteste son récent départ surprenant d’Al Duhail. Son caractère ombrageux et son management assez rigide avec ses joueurs est également à double tranchant même si en l’état actuel des choses les Verts ont véritablement besoin d’un électro-choc pour repartir de l’avant. Le nouveau choix de Zetchi est clairement un sacré pari mais qui offre plus de certitudes et de garanties que les précédents fiascos. Bon vent !

Yassine Benarbia, La Gazette du Fennec


à VOIR aussi
« C’est vous l’Expert » : Débrief de la victoire au Togo

« C’est vous l’Expert » : Débrief de la victoire au Togo

L’équipe d’Algérie s’est fait caillasser à la sortie du stade

L’équipe d’Algérie s’est fait caillasser à la sortie du stade

Déclaration de Youcef Atal après la fin du match

Déclaration de Youcef Atal après la fin du match

Espace publicitaire
Ne manquez pas aussi !

EN : Bendebka ne sera pas du voyage au Nigéria…faute de visa !

Venu pour suppléer l'éventuel forfait de ...

Schurmann (Sél. U23): « Maintenant place à la récupération ! »

Le sélectionneur des U23 Pierre-André Schurmann ...

Arsenal : Yassin Fortune passe pro chez les Gunners

A seulement 17 ans et moins d'une année après so...

West Ham : Feghouli s’illustre contre West Bromwich

L'international algérien de West Ham Sof...

Programme des matchs : Feghouli face à la Juve, Community Shield pour Mahrez

Encore de beaux matchs de préparation à suivre c...

CAN 2017 (U20) : Début du dernier stage des verts

La sélection algérienne de football des moins de...

EN : Serge Romano pressenti comme adjoint de Belmadi

Après l'accord passé avec le président Zetchi, l...

La sortie humiliante réservée au mythe Raïs M’Bolhi !

L'un des plus grands gardiens de l'histoire de ...

La défense, clé de voûte du système d’Alcaraz

Si le match contre la Guinée a ...

Click to Hide Advanced Floating Content