EN – FAF : Année 2017, la désillusion confirmée

Après un mauvais départ dans les éliminatoires de Coupe du Monde 2018, l’année 2017 a démarré avec l’espoir d’un sursaut. Ainsi, après avoir connu trois entraineurs en 2016, l’EN a entamé la CAN Gabon 2017 avec l’objectif de briller et de maintenir son rang de 5ème équipe africaine. Mais, trois matchs plus tard et zéro match remporté, les coéquipiers de Mahrez sont rentrés à la maison en montrant à tous que l’épopée de Vahid était définitivement à ranger dans les archives de l’histoire des Fennecs. Retour sur une année 2017 cauchemardesque !

Débutant l’année à la 5ème place continentale pour terminer au 10ème rang, l’Équipe nationale est passée complètement à côté de son sujet durant cette triste année 2017 avec une élimination dès le premier tour à la CAN 2017 et une honteuse dernière place dans son groupe de qualification au Mondial 2018.

Hadj Raouraoua passe la main

Le fiasco de la CAN au Gabon aura été celui de trop. Cette déroute s’est propagée à Dely Ibrahim, au sein même de l’institution qui, hasard du calendrier, devait élire un nouveau bureau fédéral et son président. Après une campagne assez opaque, la fin de règne annoncée a bien eu lieu. L’élimination presque acquise dans la course à la Coupe du monde, l’instabilité technique et les choix hasardeux de sélectionneurs ont eu raison du puissant Mohamed Raouraoua. Homme fort du football algérien depuis 2001, « El Hadj » avait tout misé sur la vitrine « Équipe Nationale » avec une politique du « tout pro » mais cette dernière commençait à se fissurer depuis l’épisode Fékir. D’autant que l’éclosion de Attal, Bensebaini ou encore Benguit donna matière à montrer les limites de la politique du sage. On en est même arrivé à pointer du doigt un prétendu manque d’amour du maillot de la part des Ghoulam, Bentaleb et consorts accusés d’avoir lever le pied durant l’épreuve africaine.

Le renouveau promis par Zetchi

Présenté comme l’homme du renouveau, Kheireddine Zetchi (52 ans), reconnu pour son expérience réussie avec son petit club du Paradou AC, a été porté à la tête de la maison des Verts. Son élection, assez contesté, a sans aucun doute amené un vent de fraicheur dans le marasme ambiant. Persuadé qu’il fallait baser sa politique sur la formation et une réorientation vers le football local, Zetchi n’a pour autant pas caché sa volonté à plus court terme d’insuffler un renouveau dans le jeu des Verts. Certains croyaient même, secrètement, à une « remontada » et pourquoi pas à une qualification sur le fil pour la Russie…

Alcaraz, le projet espagnol qui fait pschitt

Pour se faire, le nouveau patron de la FAF a nommé contre toute attente l’Espagnol Lucas Alcaraz (51 ans) à la tête des Verts. Ce dernier n’avait aucune expérience internationale, mais avait l’avantage d’être espagnol ce qui devait permettre, en théorie, de redonner du jeu au onze national. La victoire étriquée, en trompe l’œil, face à un Togo renouvelé en juin et l’élimination peu glorieuse du CHAN 2018 des A’ face à la Libye, en août, n’avait pas encore altéré l’envie d’y croire. Cette envie s’est lamentablement écrasée à Lusaka puis, trois jours plus tard, à Constantine. Au-delà du résultat, le manque d’âme et de plan de jeu ont mis à jour les carences d’un groupe perdu et condamné à rentrer dans le rang. La défaite logique au Cameroun le mois suivant a confirmé  le mauvais choix Alcaraz. Sportivement et financièrement, le fiasco est monumental.

L’incroyable retour de Rabah Madjer

L’Algérie, qui avait brillé au Brésil à peine trois ans plus tôt, se retrouve au plus bas et comme souvent dans pareilles circonstances, le bureau fédéral décide de rappeler les anciennes gloires à la rescousse. Ainsi, Madjer, Menad et Ighil arrivent avec fracas pour sauver l’Équipe nationale dans un contexte très étrange. Dans le même temps Zetchi prépare un symposium pour faire le point sur ce qui ne va pas. Mais on sent un bureau fédéral déboussolé, empêtré dans une très mauvaise communication et multipliant les erreurs grotesques. Bénéficiant d’un calendrier très favorable, avec des échéances officielles repoussées à septembre 2018, le très contesté Rabah Madjer devrait pouvoir exercer ses fonctions dans un environnement plus calme. Malgré les polémiques, l’auteur du déjà culte « Taisez-vous » doit mener à bien un projet dont on essaye toujours de deviner les contours.

Après la désillusion, l’espoir du renouveau

Sans Coupe de monde pour les Verts, l’année 2018 s’annonce donc moins agitée, mais les observateurs restent perplexes. Ces derniers, en amoureux du football algérien, n’ont d’autres choix que d’attendre. Attendre que les plans de la FAF tout azimuts soient lancés, attendre de voir les sélections U17, U20 et U23 jouer dans différents tournois internationaux, attendre de voir les A de nouveau briller, non pas par les résultats, mais au moins par la manière et l’envie de hisser à nouveau l’Algérie dans le top africain. Après la désillusion 2017 il faudra donc faire preuve de patience et d’humilité pour revenir au premier plan.

Khelifa Samir, La Gazette du Fennec

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