Ould-Ali, le tacle qui vaut rouge !

Un ministre doit être mesuré dans ses propos. Même quand la situation est dramatique. El-Hadi Ould-Ali, qui gère le département de la Jeunesse et des Sports en Algérie, n’a pas fait preuve de pragmatisme lorsqu’il est revenu sur l’élimination de l’équipe nationale dans la course vers la Coupe du Monde 2018 en Russie. Les traditionnels démagogie et populisme ont encore frappé. Le patron du MJS est allé jusqu’à calquer ce qui se dit dans la rue algérienne. S’il parle pour plaire, il faut dire que certaines déclarations sont moches pour la conjoncture délicate que traversent les Verts. Au lieu de resserrer les rangs, son avis peut causer une fracture fatale entre les binationaux et les joueurs du cru. Un sinistre ministre !

Et pourtant, il a parlé de stabilité de la barre technique. Quoique ses mots peuvent grandement déstabiliser le paquebot de l’EN qu’on continue à saborder sous nos yeux. C’est un tacle (trop ?) appuyé qu’Ould-Ali a fait à l’encontre des Fennecs. Le patron de la bâtisse située à la Place 1er mai 1945 a tout simplement parlé de manque d’implication et évoqué des carences du patriotisme sportif chez certains. Pour lui, « quelque chose s’est cassée. Je le dis en toute franchise, cette équipe soit elle n’est plus capable de jouer ou donner plus et cela nécessite un changement et une reconstruction d’une nouvelle équipe, ce n’est pas une honte, car de grandes nations ont connu un passage à vide et elles sont revenues plus forte. Soit les joueurs ne veulent plus donner et à ce moment-là, il y a un sérieux problème et il faudra trancher. Les joueurs qui ne mouillent pas le maillot doivent partir, il faut leur dire au revoir.» Le diagnostique est établi. Cette analyse, même une personne lambda peut la faire. Ce qui est difficile, c’est de trouver l’antidote pour soigner une équipe nationale malade et placée sous perfusions. Les termes utilisés ne sont pas susceptibles de guérir.

Hémorragie labiale

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la sortie médiatique du successeur de Mohamed Tahmi ne risque pas d’arranger les choses. Indigne d’un officiel censé faire attention à ce qui peut émaner de sa bouche dans un contexte aussi délicat. Pour ne rien arranger, Ould-Ali, a, exclusivement, consacré les compliments pour les joueurs sortis du crû à l’instar de Youcef Attal, Ramy Bensebaïni et le portier Abdelkader Salhi. Ce dernier n’a, par ailleurs,  pas sorti une prestation « à la Chaouchi » à Omdourman pour susciter toute cette excitation. « Ces matchs joués nous ont permis de découvrir des joueurs locaux intéressants à l’image du jeune Attal qui est vraiment à féliciter. Je lui tire chapeau, il s’est donné à fond et là, il vient de se faire opérer. Bensebaïni qui est parti d’ici (Constantine) a aussi montré de belles choses. Je dois aussi féliciter le gardien Salhi qui a montré qu’il était bien capable de devenir une bonne doublure pour Mbolhi qui a du sang de l’Algérie qui coule dans les veines» a-t-il félicité. Qu’est-ce que le sang a à voir avec le ballon ? On ne le sait pas vraiment. L’hémorragie des bêtises verbales n’a pas été contenue.

La cinglante allusion à Raouraoua

Le fiasco footballistique a donné lieu aux déclarations « sulfureuses ». Pour le premier responsable du sport en Algérie, la nouvelle équipe qui gère la Fédération algérienne de football (FAF) n’est pas responsable de la campagne de qualification ratée. Vous l’avez deviné, si ce n’est pas Kheireddine Zetchi et son bureau, c’est la composante qui gérait les affaires de la FAF auparavant. Mohamed Raouraoua & cie qui est coupable. « Tout le monde savait que l’élimination était pratiquement consommée, après le nul concédé à Blida contre le Cameroun et la défaite au Nigeria. Je ne veux incomber la responsabilité de cette défaite à personne, mais j’espère une réaction rapide et efficace lors des prochaines sorties des Verts », a lâché Ould-Ali. Pas besoin de décryptage pour comprendre l’allusion. Mieux encore, Le maître des lieux au MJS conforte Lucas Alcaraz, sélectionneur d’El-Khadra, dans son poste en rappelant qu’ « il vient juste de commencer, il n’a pas encore bouclé les six mois de travail. Il faut lui accorder du temps pour améliorer les choses en sélection. Il a aussi hérité d’une situation compliquée. Depuis le départ d’Halilhodzic, on a consommé trois entraîneurs et je dois dire que l’instabilité nous a joué un mauvais tour. Il faut donner une autre chance au coach Alcaraz et on attend de voir sa touche contre le Cameroun et le Nigeria. » Ce matin, Zetchi a tenu presque le même discours lorsqu’il a évoqué l’avenir du coach non sans révéler que « cinq joueurs seront écartés » sans citer les noms. Certainement ceux à la tunique jugée trop sèche. Concertation ou manipulation ? Telle est la question.

Mohamed Touileb, La Gazette du Fennec

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