Tanzanie et Iran : deux matchs « amicaux » pour convaincre

L’Équipe nationale affronte la Tanzanie, ce jeudi 22 mars à 18h00, au stade du 5 Juillet, puis l’Iran, en Autriche, mardi 27 mars. Deux rencontres amicales qui lancent vraiment l’ère Madjer.

Nommé en octobre 2017 suite au licenciement de Lucas Alcaraz, Rabah Madjer entame vraiment sa reconstruction avec les deux matchs amicaux du mois de mars : la Tanzanie puis l’Iran.

Certes, depuis qu’il est à sa tête, les Fennecs ont affronté le Nigéria lors du dernier match de poule des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 (1-1 mais requalifié en victoire de l’Algérie sur tapis vert 3-0 après que le Nigéria ait fait jouer un joueur suspendu), puis la Centrafrique en match amical (3-0). Mais ces deux rencontres n’avaient pas forcément d’intérêt, puisque le Nigéria, avec une équipe B, était déjà qualifié au Mondial russe. Et alors qu’il était dans l’urgence, il a eu le temps, depuis, d’analyser les forces et faiblesses de son groupe, mais aussi de voir un grand nombre de joueurs pour choisir les meilleurs.

Madjer se met la pression

Madjer va devoir imposer sa patte et il est attendu. Tout le monde a en mémoire ses déclarations sur Vahid Halilodzic, sur Christian Gourcuff et sur les autres sélectionneurs qui se sont succédés à la tête des Verts. Tout le monde a surtout en mémoire son coup de sang lors de la conférence de presse d’après-match face à la Centrafrique. Et tout le monde est stupéfait que le sélectionneur ait décidé de ne pas s’exprimer face à la presse lors de ce stage, ne réservant ses déclarations qu’au seul média de la FAF sur Youtube. Cela fait beaucoup pour un début de mandat.

Le sélectionneur va être scruté sur sa capacité à relancer une équipe en chute libre depuis la CAN 2015. Mais déjà, certains choix interpellent. Pourquoi se priver de Feghouli ? Pourquoi appeler Belkalem, à court de compétition, quand Halliche joue régulièrement avec Estoril et qu’il est l’auteur de belles prestations ? Qu’on ne vienne pas nous justifier ces choix avec l’âge car Medjani est toujours appelé alors qu’il a 33 ans. Madjer a en tout cas décidé d’imposer ses choix contre vents et marées. Dans la composition du groupe donc, mais aussi dans le système de jeu.

Un vaste chantier tactique

La dernière tendance est que l’EN devrait évoluer avec une défense à trois. Et ça ne s’improvise pas. La défense à trois, ça implique des joueurs défensifs costauds dans les duels, comme l’étaient Halliche, Bougherra et Yahia. Au vu des joueurs appelés, ce n’est pas le cas. La défense à trois, ça implique aussi des joueurs de couloirs endurants et travailleurs. Mais ce n’est pas tout.

Quelle sera l’animation offensive et avec quels joueurs ? Hanni, rarement décevant, aura-t-il sa chance ? Brahimi et Mahrez sont-ils toujours intouchables ? Qui en pointe et avec quel rôle : point de fixation ou avant-centre mobile ? Quel rôle pour Ferhat, utilisé au milieu lors des précédentes rencontres, lui qui évolue sur un côté dans son club du Havre ? Quel est l’état de forme de Taïder, lui qui a rejoint Montréal à la trêve et alors que la saison de MLS vient juste de reprendre ? L’animation globale de l’équipe sera scrutée, parce que voir des joueurs jouant chacun dans leur coin et pas une équipe, ce n’est plus possible.

Un groupe à la recherche de son capitaine

Le dernier chantier de Madjer sera la capitanat. Cette équipe n’a pas de leader mental, alors nommera-t-il un capitaine ou, comme c’est la tendance, le brassard changera à chaque rencontre en attendant qu’un leader se dégage ? Si pour certains, c’est un sujet inutile, à y regarder de plus près ça ne l’est pas du tout. Dans chaque groupe, il doit y a voir un capitaine qui est là pour être le relais du coach sur le terrain, pour recadrer tout le monde quand ça ne va pas, mais également pour être le relais du groupe lors des discussions tactiques avec l’entraineur. Certes, c’est le sélectionneur qui décide, mais il a besoin que les joueurs évoluent dans un cadre serein et propice aux qualités des joueurs.

Même si ce ne sont que deux rencontres amicales, Madjer est donc fortement attendu, et son comportement ne fait qu’ajouter à la pression qui pèse habituellement sur la sélection nationale. On nous explique que l’EN doit gagner et qu’on n’a pas le temps de reconstruire. On nous explique que l’objectif, c’est la CAN 2019, qui aura lieu dans un peu plus d’un an au Cameroun. Pour toutes ces raisons, il ne peut y avoir d’autre issue que la victoire lors des deux matchs, pour valider ses choix, pour redonner de la confiance à cette équipe et de l’espoir à ses supporters. On espère juste qu’on n’aura pas besoin d’aller sur Youtube pour se rappeler qu’on a déjà eu une bonne équipe.

Les déclarations des joueurs en zone mixte :

Yacine Hamened, La Gazette du Fennec

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