Zetchi, black-liste et gestion sombre Zetchi, black-liste et gestion sombre

Zetchi, black-liste et gestion sombre

La Coupe du Monde 2018 en Russie, c’est toute l’Équipe nationale qui n’y sera pas. C’est pour dire que l’échec est collectif lorsque certains essayent de le personnifier. Les joueurs, le staff technique et, bien sûr, la Fédération algérienne de football (avec son ancien et nouveau bureau) ont tous une part de responsabilité. Cela n’a pas empêché le président de l’instance fédérale, Kheireddine Zetchi, de se laver les mains de l’élimination précoce de Yacine Brahimi & cie. Pire, il veut faire endosser le chapeau à « 4 à 5 joueurs » qui sont désormais indésirables au sein de l’EN à cause de leur star attitude.

Le remue-ménage a été annoncé. Zetchi affirme que « certains joueurs pensent qu’ils sont plus grands » que la sélection et il ne les veut plus lors du prochain stage (au minimum). C’est le premier élément d’une révolution annoncée juste après la débâcle de mardi dernier au stade Chahid Hamlaoui (Constantine). Le patron de la FAF a révélé que « le 5 septembre à Constantine était une date qui marquait le début d’une révolution dans le football algérien». Pour rappel, cette nuit dans l’antique Cirta avait marqué la fin de 10 années d’invincibilité de l’Équipe nationale en match officiel sur ses terres après sa défaite 1 but à 0 face à la (modeste) Zambie.

Le sacrifice pour chasser le vedettariat

Vendredi, sur les ondes de la Radio Chaîne 1 l’écho et le poids des mots était assez fort, désolidarisant et – parfois – contradictoire. Par contre, Zetchi a abondé dans le sens de El-Hadi Ould-Ali, ministre de la Jeunesse et des Sports, qui avait- indirectement – réclamé la tête des joueurs qui ne mouillaient pas assez la tunique des Verts. Le boss du siège de Dely Brahim a trouvé quatre à cinq éléments à sacrifier. Le but de cette mesure serait de mettre fin au vedettariat au sein du « Club Algérie ». L’initiative est bonne mais il y a mille et une façons d’y procéder. L’on se demande pourquoi faire part de ces détails qui auraient dû rester en interne. Le temps et la passe de doute que traverse l’EN ne prêtent pas à ce type de propos ni démarches.

Il est clair que cela n’aidera pas à retrouver la sérénité. Oui à la « destarification » de l’effectif en rappelant les joueurs qui se croient intouchables à l’ordre. Non la mise à l’écart sélective pour essayer d’éclipser la contreperformance réalisée par l’ensemble des joueurs concernés par les double-confrontation face aux « Chipolopolo ». Cela va contre l’esprit de ce sport qui se joue à onze. La logique veut que l’on perde ensemble et que l’on gagne ensemble. Les problèmes d’égos, toutes les équipes et sélections du monde en ont. Il faudra juste savoir comment les maîtriser.  Le boss de la FAF a, en tout cas, prévu d’écarter « 4 ou 5 joueur du prochain regroupement». Les noms n’ont pas filtré. Une mesure qui ne peut que déstabiliser le groupe et la vie en communauté d’El-Khedra.

La paradoxale carte blanche

Par ailleurs, le successeur de Mohamed Raouraoua a ajouté qu’il fallait désormais tracer une  «nouvelle feuille de route et établir de nouvelles règles avec l’instauration d’un nouveau règlement intérieur ainsi que du changement dans le staff administratif» après les deux réunions techniques tenues avec le sélectionneur de l’Algérie, Lucas Alcaraz, ainsi que le manager général des Verts Hakim Medane. Des entrevues durant lesquelles le bilan de la double confrontation ratée (0 point pris sur 6 possibles) face aux Zambiens a été dressé.

En parlant du patron de la barre technique des Fennecs, Zetchi a jugé qu’Alcaraz  « est capable de bâtir une grande équipe». Et il aura carte blanche pour les prochains matchs. Comment dire cela alors qu’une black-liste lui sera communiquée pour se passer des services de 4 à 5 éléments sur qui il avait l’habitude de compter ? A vrai dire, c’est surtout le « chèque noir » d’indemnités de résiliation du contrat, estimé à 1.1 million d’euros, qui aurait contraint au maintien du technicien espagnol. «L’équipe nationale est malade et souffre d’un manque de confiance», a analysé Zetchi. Pourrait-on retrouver l’assurance après les mises à l’écart promises? Wait & see…

Mohamed Touileb, La Gazette du Fennec


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