Gourcuff brise le silence : « Oui, je veux partir »

Dans uns sortie médiatique au média français, le Télégramme, Christian Gourcuff a tenu à clarifier sa situation. En effet, le sélectionneur a réfuté l’information concernant sa démission mais confirme toutefois avoir fait part à la FAF de ses envies d’ailleurs à plusieurs reprises. Un départ dont ne veut pas entendre parler la plus haute instance du football algérien qui a fermé la porte au technicien breton. Voici l’article très explicite du média français qui révèle pour la première fois les envies de départ du sélectionneur et confirme si besoin que l’aventure entre Christian Gourcuff et l’Algérie touche à sa fin !

 » Je n’ai pas démissionné « . Joint en ce début d’après-midi par Le Télégramme, Christian Gourcuff a réfuté les allégations de la presse algérienne du jour. A ce jour, l’ancien entraîneur du FC Lorient reste le sélectionneur de l’équipe nationale d’Algérie. Ceci étant, le Breton ne réfute pas le fond du problème évoqué notamment par la presse algérienne, à savoir sa volonté de tourner la page de la sélection algérienne.

Sportivement, tout se déroule pourtant parfaitement pour lui et les « Fennecs », pratiquement qualifiés pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. « Et au niveau des joueurs, de la chaleur humaine, des relations que j’ai avec eux, ce que je vis est exceptionnel. J’ai pourtant eu des très bons groupes à Lorient, mais là, ça dépasse tout ». Et de citer la démonstration de ses joueurs à son égard après le premier but inscrit par Feghouli contre l’Ethiopie.

« Oui, je veux partir, ce n’est pas nouveau » 

Malgré ce versant positif dans sa relation à l’Algérie, avec laquelle il s’est engagée jusqu’en 2018 dans l’espoir de participer à la Coupe du monde en Russie, Christian Gourcuff confirme son intention de quitter son poste. « Oui, je veux partir, ce n’est pas nouveau, je l’ai déjà dit au président de la Fédération au mois de novembre. Mais il a refusé que je parte ».

Naturellement instruits de la situation, qui avait déjà été portée sur la place publique à l’automne, les joueurs algériens se sont enquis de son évolution auprès de leur entraîneur au retour d’Addis Abbeba mardi. « Je leur ai redit que ma position n’avait pas changé et que je souhaitais m’en aller ».

Bien que touché par les marques de sympathie de ses joueurs, l’entraîneur breton est toujours sur la même ligne aujourd’hui. La raison ? L’environnement au sens large : la politique de la fédération, sur laquelle il n’a aucune prise, contrairement à ce qui était initialement prévu, et « un environnement global » pollué notamment par ses mauvaises relations avec la presse algérienne.

Au contraire de son prédécesseur, Vahid Halilhodzic, le Breton n’a pas su ou souhaité tisser les relations de connivence qui lui auraient assuré une certaine paix. Il y a récolté beaucoup d’aigreur au sein de la presse locale.

« Je ne vais pas aller au conflit » 

Rentré mercredi soir en Bretagne, le Lorientais d’adoption s’envolera de nouveau dimanche pour l’Algérie, un pays où il ne se rend plus désormais que pour les stages de l’équipe nationale, alors qu’il s’y était installé au début de son mandat, à l’été 2014. Pas de stage en vue cette fois, mais une rencontre avec le président de la Fédération, dans le but de trouver un accord de séparation à l’amiable.

« Je ne vais pas aller au conflit », annonce en effet l’entraîneur breton qui refuse d’envisager un règlement juridique. « Maintenant quel serait l’intérêt d’une fédération de garder un sélectionneur qui souhaite s’en aller ? », interroge Gourcuff.

A l’évidence en effet, la situation ne peut pas s’éterniser, tant la rupture semble consommée. Mais c’était déjà le cas à l’automne et pourtant le président de la Fédération algérienne l’avait retenu. « Là, l’équipe est pratiquement qualifiée (*), c’est bientôt la trève estivale, c’est le moment », estime l’entraîneur breton, qui ne lie pas sa volonté de départ à d’éventuelles offres (il reconnaît « des approches ») émanant de clubs de Ligue 1.

(*) Il lui reste cependant deux matchs à disputer, aux Seychelles en juin, puis à domicile contre le Lesotho en juin, avant d’aborder, également à l’automne, les phases éliminatoires pour la Coupe du monde 2018.

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