Retour sur le devant de la scène pour les Fennecs

Au Caire, l’Algérie jouera seulement sa troisième finale de l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations. Après l’échec de 1980 et le sacre à Alger en 1990, les Verts veulent accrocher une deuxième étoile sur leur maillot.

Depuis le titre obtenu le 16 mars 1990 au mythique stade du 5 juillet à Alger, les Verts n’ont plus retrouvé le sommet du football continental. Tout juste une demi-finale à la CAN 2010. Sur le plan mondial, les Fennecs ont fait sensation en se qualifiant pour deux Coupes du Monde consécutives (2010 et 2014) avec notamment une élimination face au futur champion du monde allemand au Brésil.

Les Algériens reviennent de loin cette année avec un nouveau sélectionneur qui a su implanter cette Grinta nécessaire pour jouer les premiers rôles. Depuis 1990, l’Algérie du football navigue entre déboires et espoirs avec deux périodes difficiles (1992-2009 et 2015-2019) où le “club Algérie” se contente de simples participations aux tournois continentaux. Il y avait aussi des changements réguliers d’entraineurs (Zouba, Wasseige, Leekens, Rajevac, Cavalli, Djadaoui, Sandjak…).

A noter certes une période de gloire (entre 2010 et 2014) avec des résultats très satisfaisants et une régularité sous la houlette de Saâdane puis Halilhodzic.

En 2019, Riyad Mahrez et ses coéquipiers sont au mieux de leur forme. Ils espèrent rejoindre les glorieux aînés que sont Belloumi, Madjer, Assad, Lalmas, Dahleb, pour ne citer que ceux-là.

On relance de l’arrière, Moussa Saïb me glisse une passe à vingt mètres. Je frappe. C’est le type de but que je n’avais pas l’habitude de marquer (Cherif Oudjani)

Sacre de 1990

La seule victoire algérienne en finale d’une Coupe d’Afrique des Nations a eu lieu à domicile en 1990. Les Verts l’avaient emporté en finale face au Nigéria (1-0) qu’ils avaient également battu en phase de poules (5-1). L’unique but de la finale a été inscrit par Cherif Oudjani, muet jusque-là et unique joueur algérien dans cette équipe évoluant en France.

On relance de l’arrière, Moussa Saïb me glisse une passe à vingt mètres. Je frappe. C’est le type de but que je n’avais pas l’habitude de marquer”, se souvient l’actuel recruteur du FC Nantes.

Pour Kamel Adjas, ancien joueur de l’ES Sétif, tous les joueurs voulaient cette coupe : “L’équipe nationale était très soudée. En un mot, on la voulait. Je me souviens des paroles du capitaine Madjer qui disait qu’il lui manquait ce trophée avant de raccrocher les crampons. On était comme une seule famille et on l’a fait” se rappelle le vainqueur de la Ligue des champions d’Afrique 1988 avec le club sétifien.

Source de l’article : CAF

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