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Mercato été 2020 : un très bon cru malgré la crise du Covid-19 !

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dz players

A l’heure où le football semble avoir totalement repris ses services en cette période de crise sanitaire, son mercato d’été s’est vu accorder une certaine rallonge temporelle (pandémie du COVID-19 oblige). Si la clôture du marché inter-championnats a pris fin il y a maintenant 15 jours (5 octobre), la Premier League quant à elle a autorisé les transferts domestiques jusqu’au 16 octobre. Retour sur les transactions ayant concerné nos Fennecs !

Benrahma la délivrance, Ounas à la relance

C’est surement le joueur pour lequel ce mercato allait le plus bouger. Courtisé par de nombreux clubs cet été comme Chelsea, le Leeds de Bielsa ou encore Crystal Palace, c’est vers une autre équipe de la capitale anglaise que Benrahma a posé ses valises pour cet exercice 2020/21. Direction l’East London et les Hammers de West Ham pour le joueur de 25 ans. Montant du bail : un prêt de 4 millions d’euros assorti d’une option d’achat obligatoire d’environ 22 millions (20 millions de livres). Fort de deux saisons réussies avec les Bees de Brentford (28 buts/27 passes décisives TCC), le natif de Ain Temouchent s’apprête à passer un pallier grandiose en rejoignant l’un des championnats les plus disputés du Monde. Un transfert qui sonne comme une suite logique dans la carrière de l’ancien Niçois, qui pourra désormais exposer son talent dans une ligue plus qu’attractive. “Je suis très excité de rejoindre ce club historique et jouer avec des internationaux […] j’ai discuté avec l’entraîneur et je sais ce qu’il attend de moi. Il m’a fait confiance et j’espère le lui rendre sur le terrain” – avait-il déclaré lors de sa première interview sur le site du club.

benrahma maman

Autre joyau technique ayant migré vers d’autres horizons, Adam Ounas. Après une saison en demie teinte du côté de Nice, freiné par les blessures et l’arrêt prématuré du championnat, l’ex-Bordelais a rejoint Cagliari Calcio pour un prêt d’un an avec option d’achat. Une belle valeur ajoutée pour l’effectif sarde qui récupère un joueur de talent qui n’entrait plus dans les plans de Gennaro Gattuso, actuel coach du Napoli et propriétaire du jeune Champion d’Afrique. Du temps de jeu, c’est ce que recherchait le joueur à l’aube de l’été. Non conservé par le club niçois donc et toujours rattaché au Napoli jusqu’en 2022, Cagliari a la possibilité de récupérer les droits du joueur en fin de saison contre un chèque de 22 millions d’euros. Eusebio Di Francesco, entraîneur du dernier 14ème de Serie A, semble déjà être charmé par les qualités du joueur. “ll est bon en un contre un, il envoie ses coéquipiers face au but et augmente la qualité technique du groupe” (source Radiolina). De bonne augure dans l’optique de retrouver une place en sélection, lui qui est très apprécié par Djamel Belmadi.

La LDC pour Farès, la Turquie pour Ghezzal

C’était deux noms algériens qui circulait du côté de Rome mais c’en est finalement un seul qui a pris la direction de la Ville Éternelle. Si Sofiane Feghouli était annoncé avec persistance chez les Biancocelesti, c’est bien Mohamed Fares qui ornera seul les couleurs de la Lazio cette année. Un transfert qui a mis du temps à se décider puisque la direction souhaitait se séparer de plusieurs joueurs indésirables afin de rendre cette transaction possible. Une belle affaire pour le coach Simone Inzaghi qui récupère le désormais ex-joueur de la SPAL pour un montant de 10 millions d’euros (dont 2 millions de bonus). Régulier de la Serie A (il y entame sa 7ème saison), Fares gravit une étape en s’engageant avec un des clubs les plus hypes du championnat italien et qui s’apprête à disputer cette saison la prestigieuse Ligue des Champions UEFA (13 ans après sa dernière participation). Un défi de taille pour le gamin d’Aubervilliers qui aura fort à faire pour trouver sa place dans un 3-5-2 choyé par les Laziale.

 

A l’instar d’Ounas et Fares, le mercato en Serie A a concerné un autre international : Rachid Ghezzal. Au contraire de ses pairs algériens, ce n’est pas un cheminement local vers une autre écurie italienne qui attendait le frère cadet de l’ex-international Abdelkader mais plutôt un départ vers Istanbul et le Besiktas. Tiraillé entre revenir à Leicester City (propriétaire de son contrat) ou démarcher pour enchainer une seconde saison avec la Fiorentina, Ghezzal s’est finalement engagé pour un prêt d’un an avec la formation stambouliote. Depuis son départ de Lyon en 2017, le joueur ne semble pas avoir trouvé son rythme de croisière. Après une expérience mitigée du côté de l’AS Monaco et une pige décevante chez Leicester qui ne sera surement pas à retrouver dans les livres d’histoire du football, Ghezzal avait pris le chemin de Florence lors de la saison 2019/2020. 21 matchs au total (TCC) avec la Fio pour seulement un tout petit but contre Lecce lors de la 33ème journée. C’est donc un gros point d’interrogation qui alimente sa venue à Istanbul, dans un effectif instable du Besiktas qui a connu pas moins d’une trentaine d’arrivées depuis un soir de printemps 2017 et un certain quart de finale d’Europa League entre Lyon et le Besiktas … Rachid Ghezzal était titulaire ce soir là côté lyonnais.

L’énorme surprise Benlamri

benlamri lyon officiel

Si Rachid Ghezzal doit sûrement regretter ses années lyonnaises, il y en a un pour qui l’arrivée dans l’ancienne Capitale des Gaules doit surement sonner comme un cadeau de Dieu : Djamel Benlamri. Surement considéré comme le transfert le plus étonnant de ce mercato algérien en terme de faisabilité et d’attente, “le guerrier”, comme l’a surnommé son nouvel entraîneur Rudi Garcia, était en fait suivi depuis longtemps par la direction des Gones, probablement admirative du fighting spirit propre au défenseur central algérien qui fêtera bientôt ses 31 ans. “Il faut être ambitieux dans le foot et moi j’aime les défis” avait-il déclaré aux caméras de l’Olympique Lyonnais lors de sa présentation. Autant dire que ce challenge est réel pour Benlamri qui a quitté l’Arabie Saoudite et la formation d’Al Shabab pour un contrat d’une année (renouvelable) avec le récent demi-finaliste de la prestigieuse Coupe aux grandes oreilles.

Taider vers le Golfe, doublette DZ d’avenir en Liga Nos

Un de perdu, un autre de retrouvé. Si Benlamri a quitté le championnat saoudien, Saphir Taider a, quant à lui, pris sa direction en signant chez Al Aïn, modeste promu. Après quasi trois saisons pleines avec l’Impact de Montréal (76 matchs pour 75 titularisations), c’est un choix assez étonnant pour le joueur qui décide de rejoindre un championnat dit “exotique” à seulement 28 ans. Néanmoins, il semblerait que ce départ soit intimement lié à la situation familiale du joueur. La pandémie mondiale de COVID-19 a contraint l’Impact à jouer ses matchs “à domicile” sur le sol des États-Unis. Difficile donc d’envisager pour Taider une saison loin de son domicile familial, lui qui avait déjà dû se séparer, au début de la pandémie, de ses 4 enfants et son épouse (enceinte à l’époque). Manifestement, ce move vers le Golfe s’apparente donc à un choix personnel plus que sportif. Dans un communiqué publié par le club canadien, Taider avouera que “cette opportunité (en Arabie Saoudite) ne pouvait être refusée”. Il ne manquera pas de remercier le club pour ces belles saisons et qualifiera ce départ comme étant “qu’un au revoir … Pourquoi pas revenir un jour”.

D’un même club vers un même club. C’est le destin croisé d’Abdel Jalil Medioub et Naoufel Khacef. Respectivement âgés de 23 ans et 22 ans, les deux anciens bordelais (qui n’auront fait aucune apparition en pro lors de la dernière saison) ont rejoint le modeste club du CD Tondela en première division portugaise. C’est un prêt d’un an avec option d’achat pour Medioub, et un transfert d’un montant de 185 000€ pour le second qui quitte définitivement le NAHD après son court prêt chez les Girondins la saison dernière. Les deux joueurs ont affirmé leur plaisir de rejoindre le championnat portugais et se disent prêt pour relever les défis pouvant amener Tondela à se hisser au plus haut possible du classement cette saison.

Des “locaux” qui s’exportent vers l’Europe

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Un départ depuis l’Algérie vers une équipe de seconde zone en Belgique. Ça ne vous rappelle pas l’histoire de Ramy Bensebaini et Youcef Atal ? Eh bien c’est la trajectoire qu’a décidé de suivre Ishak Boussouf en s’engageant pour 5 ans avec le Lommel SK qui n’est autre qu’un des nombreux clubs satellites de la holding “City Football Group”, propriétaire du club éponyme de Manchester. L’ex joueur de l’Entente de Sétif, âgé de 19 ans s’est engagé avec le club belge pour un transfert avoisinant les 900 000€. Parmi les clauses de son contrat, un prêt au club de Courtrai y est envisagé. Ce dernier n’est pas inconnu puisque c’est là bas que Youcef Atal y a fait ses classes avant de débarquer en Ligue 1. Une trajectoire que l’on souhaite quasi similaire pour Boussouf, considéré comme un vrai talent lors de ses débuts en Algérie et qui n’avait pas manqué de taper dans l’œil de plusieurs clubs français (Rennes et Monaco notamment).

 

Pour Karim Aribi, la traversée vers l’autre rive de la Méditerranée fut nettement moins longue puisque c’est à Nîmes que le désormais ex-pensionnaire de l’Étoile du Sahel a élu domicile. Un transfert vers l’équipe gardoise d’un montant de 800 000€ qui a mis du temps à être officialisé, Aribi ayant été bloqué en Tunisie faute de visa. Tout est bien qui finit bien pour le longiligne attaquant international de 26 ans qui a disputé ses premières vingt minutes contre l’ogre parisien lors la 7ème journée de Ligue 1.

Slimani, Bentaleb, Ghoulam, repêchés de justesse

On l’avait annoncé partout mais également nul part. On était enflammé à l’idée de savoir que des clubs s’intéressent à lui mais on a également déchanté lorsqu’on était sans aucune nouvelle de sa personne. Pourtant, Islam Slimani est toujours vivant. Mieux même, il sera un Foxe de chair et d’os pour cette saison 2020/21 et c’est son entraîneur Brendan Rodgers qui nous le confirme : “Il a un rôle à jouer pour l’équipe cette saison […] c’est un joueur qui peut nous apporter”. Un sacré retournement de situation pour Slimani, pourtant poussé vers la sortie durant l’été et qui a déjà retrouvé du temps de jeu en Premier League, ce dimanche, très exactement 1006 jours après sa dernière apparition avec les Foxes.

On pensait leur départ inévitable mais pourtant, Nabil Bentaleb et Faouzi Ghoulam poursuivront leur aventures, respectivement à Schalke 04 et au Napoli. De retour de prêt après une demie saison à Newcastle, Bentaleb s’est entretenue longuement avec son coach David Wagner. Une discussion d’homme à homme durant laquelle des enseignements ont été pris de la part du Lillois, qui a souvent déçu l’institution de la Ruhr dans un passé proche. “Wagner m’a aussi dit que je suis une option pour lui si je mets en œuvre les attentes. J’ai la chance de devenir une partie importante de l’équipe. Et je veux vraiment ça!” – avait-il déclaré sur le site du club allemand. Pour ce qui est de Faouzi Ghoulam, le son de cloche était quasi le même que celui d’Islam Slimani. Un départ annoncé quasi certain, des clubs en pagaille qui voulaient s’attacher ses services mais ni la Roma, la Fio, Wolverhampton, le PSG ou Nice (pour ne citer qu’eux) ont pu satisfaire les demandes du Napoli et de l’entourage Ghoulam. Freiné par des blessures à foison et barré par la concurrence, l’international algérien (37 sélections) de 29 ans semble parti pour passer une énième année galère. Lui dont la dernière saison pleine remonte à la saison 2016/17 …

Belaïli, merci papa !

C’est un feuilleton digne d’une Telenovela mexicaine et pourtant, l’issue ne semble pas être joyeuse. Cette histoire, c’est celle d’un joueur talentueux, qui fait se lever les foules mais dont les choix de carrière et l’entourage ont considérablement freiné son ascension. Ce joueur, c’est Youcef Belaili et tout porte à croire que la quarantaine de millions d’algériens présents sur le territoire national ou même la diaspora résidant à l’étranger semblent être déçu et peiné par le karma qui suit ce joueur, sans le plus doué de sa génération. Libéré ou non de son contrat avec le club saoudien d’Al Ahli, le natif d’Oran est ou serait actuellement sans club. C’est confus. Son père, qui est également son agent, avait annoncé un départ vers Getafe mais le club de la banlieue de Madrid a totalement démenti, à ce jour, l’arrivée du joueur. Seul détail pouvant apporter une once d’optimisme dans ce dossier Belaili : la signature du joueur avec l’agence allemande Rogon Sport Management qui recense pas moins de 100 joueurs parmi Bobby Firmino ou Julian Draxler. Espérons que cette étape qui sonne comme un point de professionnalisation du joueur saura porter ses fruits dans les semaines à venir.




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