Déchu administrativement de son titre à la CAN 2025 par le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), le Sénégal se défendra de cet “abus”. Dans cette optique, la Fédération sénégalaise de football (FSF) contracte le Tribunal arbitral du Sport (TAS) pour contester cette décision. D’ailleurs, la FSF a des chances concrètes pour faire annuler le verdict qui consacre, sur tapis vert, le Maroc, battu en finale (1-0 a.p).
La commission disciplinaire s’est basé sur les articles 82 et 84 pour déchoir les Lions de la Téranga de leur couronne gagnée le 18 janvier écoulé au stade Prince Moulay Abdellah (Rabat). Le motif d’abandon de la partie a servi de base pour sanctionner les camarades de Sadio Mané. Or, on peut rappeler que Jean-Jacques Ndala, qui était au sifflet de la partie, avait décidé qu’elle aille au bout.
A ce sujet, il est à noter que l’article 5 des Lois du Jeu de l’IFAB, mentionne que “l’arbitre détient l’autorité finale sur le terrain, incluant la possibilité d’arrêter, de reprendre ou de terminer une rencontre. L’arbitre prend des décisions au mieux de ses capacités, conformément aux Lois du Jeu et dans l’esprit du jeu. Les décisions arbitrales reposent sur l’opinion de l’arbitre qui décide de prendre les mesures appropriées dans le cadre des Lois du Jeu.Les décisions de l’arbitre sur des faits en relation avec le jeu sont définitives, y compris la validation d’un but et le résultat du match. Les décisions de l’arbitre et de tous les autres officiels de match doivent toujours être respectées.”
“Le pouvoir décisionnel de l’arbitre prime”
De plus, d’après , l’article R57 du règlement du Tribunal arbitral du sport (TAS), “le pouvoir décisionnel de l’arbitre prime.” L’instance juridictionnelle suprême doit donc juger si les camarades de Pape Thiaw ont vraiment abandonné la partie ou si c’était une contestation passagère pour dénoncer une injustice sans pour autant vouloir rentrer définitivement au vestiaire. Par ailleurs, on notera que TAS veille à l’application stricte de la règle sans considérer l’esprit de cette dernière ou partir dans des interprétation ou verser dans le crime d’intention.
Concrètement, le Sénégal était revenu sur le terrain pour aller au terme de cette finale. D’après le règlement, la FSF a 10 jours et non 20 jours pour interjeter un appel. Une démarche qu’elle a entreprise. La balle sera dans le camp de la structure helvétique dont la sentence sera irrévocable et incontestable. Sauf qu’elle prendra forcément du temps pour tomber. Cela veut dire que cette affaire ne finira pas de revenir dans l’actualité dans les semaines et mois à venir.


