Au terme de son premier stage à la tête de l’équipe d’Algérie, Brahim Hemdani a réagi en conférence de presse après le succès difficile des Fennecs face au Niger (2-1), en match amical. Le sélectionneur, qui reste sur une victoire contre la Zambie (3-1) et un nul face au Burundi (2-2) lors des deux premières journées des qualifications à la CAN 2027, a dressé un bilan nuancé.
Troisième rencontre en quinze jours, ce match face au Niger devait permettre au technicien de faire le tour de son effectif. Hemdani a expliqué la logique de ses choix et reconnu que le rendement collectif, surtout en première période, ne l’avait pas satisfait : « Je suis parti dans l’idée qu’il fallait que je voie un maximum de joueurs que j’avais convoqués. C’était le troisième match. Il fallait que ceux qui ont bénéficié d’un peu moins de temps de jeu en récupèrent, et c’était l’occasion de le faire sur ce type de match. Cela m’a permis de me faire une idée sur les forces, mais aussi sur les manques. J’ai certains enseignements à tirer. Je me suis aussi aperçu que, par rapport à la quantité de changements apportés, en termes de performances athlétiques, on a souffert sur la première mi-temps. C’est probablement dû à un temps de jeu insuffisant pour certains, qui n’avaient pas été suffisamment utilisés depuis 15 jours. Ceci explique peut-être cela, mais comme je l’ai dit à mes joueurs à la fin du match, on ne peut pas se satisfaire du rendement, notamment en première période, où on a laissé cette équipe prendre le match à son compte et mener logiquement au score. »
Le chantier défensif, priorité numéro un
Les difficultés face au Niger ont remis la défense au centre des débats. Hemdani en avait fait sa priorité dès son arrivée. Il a reconnu un écart entre le plan de jeu prévu et ce qui a été fait sur le terrain : « C’est un chantier comme on en a d’autres, mais j’ai dit à mon arrivée que c’était le chantier prioritaire. Avec autant de changements, des joueurs qui sont partis, d’autres qui sont arrivés, c’est le premier chantier sur lequel on s’est posé. On a été mis en difficulté sur cette première mi-temps parce que la stratégie initiale était de continuer à aller chercher haut, ce qu’on n’a pas du tout fait. On a plutôt subi, et on a défendu en barrage plutôt qu’avec agressivité. Par rapport à cette animation défensive, on a eu des manques qui semblent évidents. »
Vingt-six joueurs vus, quatre semaines avant la suite
Si le contenu a laissé à désirer, l’objectif sportif du rassemblement est atteint. Le coach national a tiré le bilan de ces quinze jours de travail et refusé de se projeter sur la composition du prochain groupe : « On a une idée claire par rapport à ce qu’on a vécu ces 15 derniers jours. On a vu 26 joueurs. L’objectif est atteint puisqu’on a pu voir tous les joueurs en situation de jouer. Il va se passer quatre semaines avant le prochain rassemblement. Il y a d’autres joueurs sélectionnables qui ne sont pas là aujourd’hui. Ce sont quatre semaines de travail en club, où chacun va essayer d’être à son avantage. Faire une projection sur qui viendra la prochaine fois est impossible : durant ces quatre semaines, il va se passer énormément de choses, avec les blessés, les joueurs en forme ou non. Cette réflexion va évoluer au fil du temps. Mais les 26 joueurs que j’ai vus, j’en ai une idée assez précise. »
Le coup de pied arrêté comme porte de sortie
Face à une remarque sur le manque de poids offensif en première période, le sélectionneur a reconnu les limites de son équipe dans ce domaine. Il a toutefois choisi de mettre en avant la capacité des Verts à scorer sur phase arrêtée : « Je suis d’accord avec vous sur la première mi-temps. J’ai dit aux joueurs qu’on n’a pas suffisamment pesé offensivement. Après, je préfère le voir d’une autre manière, on a été capable de marquer sur coup de pied arrêté. Si on peut avoir une arme de plus avec des joueurs capables de les tirer avec efficacité, c’est toujours un point positif. On a eu des difficultés sur l’animation défensive en première mi-temps, et aussi sur l’animation offensive. Ce sont des chantiers qui restent ouverts. Face à la Zambie, on avait créé un certain nombre de situations, ce qui a été beaucoup moins le cas ce soir. Nous avons des axes d’amélioration et il va falloir se pencher dessus. »
Un bilan positif
Pour conclure, Hemdani a livré une lecture d’ensemble teintée d’optimisme, tout en insistant sur ses préoccupations défensives et sur la nécessité de voir son groupe gagner rapidement en personnalité en maturité : « Le reste, je pense que cela reste positif, puisqu’il y a beaucoup de nouveautés. Autant de changements au sein de l’équipe, ce n’est pas facile, cela crée de l’incertitude. Mais je reste optimiste, et on va arriver à nos fins. Le chantier défensif est celui qui me préoccupe le plus. Je l’avais dit dès le départ, parce que je sais qu’avec certains cadres partis, il y avait des repères. Il va falloir qu’on accélère ce processus. Ce que je retiens de positif, c’est que parmi les jeunes joueurs, notamment offensifs, certains ont tout de suite su répondre à l’attente, sans que je les cite, parce que je ne suis pas là pour ça. C’est bien d’avoir des jeunes capables de répondre à l’attente, surtout sur des postes offensifs. On a une base de travail, il y a de l’enthousiasme. Par contre, il faut qu’on fasse preuve de beaucoup plus de maturité, beaucoup plus vite, parce que lorsque le niveau va s’élever, il ne faut pas qu’on soit en retard. L’objectif est de constituer un groupe avec suffisamment de maturité pour répondre aux besoins, notamment quand le niveau va s’élever. »
🇩🇿 Affaire Aït-Nouri : Hemdani brise le silence ! ⚪🟢 pic.twitter.com/gWubqDYbTJ
— La Gazette du Fennec (@LGDFennec) October 6, 2026
