Pour le prochain rassemblement en novembre, Brahim Hemdani, sélectionneur national, a été clair avec ses protégés : il ne prendra que les joueurs compétitifs et performants en clubs. Cependant, pour le stage qui vient de s’achever, le coach des Verts a dû faire entorse à la règle. Certains éléments constamment sélectionnés par le passé n’avaient pas assez de temps de jeu en ce début de saison. Malgré cela, ils ont été retenus. Mieux encore, un joueur comme Jaouen Hadjam, arrivé avec un temps de jeu assez restreint, a pris part aux trois rencontres comme titulaire. Il était même le Fennec qui a passé le plus de minutes sur le terrain.
Physiquement, il a un peu accusé le coup en se montrant peu inspiré et peu rigoureux sur le plan tactique. Hadjam a débuté les trois sorties des Verts face à la Zambie, le Burundi et le Niger. Pourtant, on pouvait penser que physiquement, il n’était pas indiqué de le faire jouer autant compte tenu du manque de temps de jeu depuis qu’il a signé à Brighton & Hove Albion.
En dépit de cette donnée, Hemdani s’est senti contraint de le surutiliser. Le fait d’avoir libéré Rayan Aït-Nouri au terme de la première sortie a un peu limité la marge de manœuvre du successeur de Vladimir Petkovic. Ce management était déjà en contradiction avec les critères sur lesquels se basera le technicien pour ses plans d’avenir.
Touba pouvait faire l’affaire mais la priorité était pour l’axe
« Il va se passer quatre semaines avant le prochain rassemblement. Il y a d’autres joueurs sélectionnables qui ne sont pas là aujourd’hui. Ce sont quatre semaines de travail en club, où chacun va essayer d’être à son avantage. Faire une projection sur qui viendra la prochaine fois est impossible : durant ces quatre semaines, il va se passer énormément de choses, avec les blessés, les joueurs en forme ou non », a prévenu Hemdani en conférence de presse après l’ultime sortie contre le Niger.
Le paradoxe était aussi le fait qu’il n’ait pas songé à faire souffler Hadjam en alignant Ahmed Touba à gauche ou même Bensebaïni (ménagé pour le coup) qui a fini par le suppléer lors de la dernière demi-heure face aux Nigériens. Lors de ses apparitions, Hadjam a soufflé le chaud et le froid et on ne peut pas dire que le staff lui a fait un cadeau en insistant à lui donner 240 minutes sur 270 possibles. D’autant plus que les alternatives existaient bien. Mais bon, la seule explication possible pour ce choix est que la priorité du remède était l’axe défensif. D’où le choix d’aligner Touba en central.
