Il demeure un mystère. Nabil Bentaleb éblouit souvent par ses prestations en club. Notamment depuis qu’il est au Lille OSC où il se montre particulièrement brillant dans le milieu de terrain. Toutefois, le Vert perd souvent de son éclat quand il porte le maillot de l’Algérie. La disparité et la contradiction dans le rendement intriguent forcément. Par conséquent, son retour annoncé pour le prochain stage de novembre enthousiasme ceux qui croient toujours en lui et rend sceptiques ceux qui sont arrivés à la conclusion qu’il n’est pas Fennecs-compatible. Décryptage.
On a pu le constater lors du dernier rassemblement (21 septembre – 06 octobre). L’entre-jeu de l’EN continue à montrer des dysfonctionnements criants. Malgré les changements de la composante dans ce secteur, les problèmes de transitions et de construction perdurent.
Qu’est-ce qui l’empêcher de calquer son jeu en sélection ?
Par conséquent, Brahim Hemdani, sélectionneur des Verts, envisage de changer certaines choses. Pour sa première liste, il avait fait appel à Nabil Bentaleb. Cependant, le Lillois a dû déclarer forfait pour ladite date FIFA voyant Adil Bourabaa le remplacer sans pour autant avoir du temps de jeu conséquent car il s’est contenté d’une demi-heure face au Niger. Les critères de compétitivité mis en place par le sélectionneur voudraient que Bentaleb soit là pour le stage à venir. Comme d’habitude, ses copies avec les Dogues, qui lui ont offert une prolongation de deux ans, sont convaincantes. Mardi dernier contre Arsenal en Ligue des Champions UEFA, il était l’un des rares Nordiques à surnager malgré la défaite (3-0).
Certes, il était en partie coupable sur le troisième but sur une perte de balle. Toujours est-il que, sur le plan technique et physiques, il a tenu tête aux joueurs des Gunners et était au diapason avec ce qu’exige une compétition aussi relevée. Quand on voit ce qu’il fait avec le LOSC, on se demande ce qui l’empêche de calquer son jeu sur la sélection. Le fait est qu’en 63 capes, il n’a pas vraiment de match référence. Aussi, il n’était pas là lors des périodes fastes comme la CAN 2019 et la série de 35 matchs sans défaite sous Djamel Belmadi. L’ancien pensionnaire de Tottenham Hotspurs n’a jamais été indispensable bien que souvent considéré comme un cadre quand il est dans le groupe. C’est pour dire qu’il n’y a pas un problème de confiance. Est-ce que la donne va changer avec ce nouveau cycle alors qu’il est proche de fêter ses 32 ans ? On demande à voir.
