Mohamed-Amine Amoura a quitté la pelouse les larmes aux yeux au terme de la rencontre face à la Zambie (3-1). À l’époque, son émotion avait été interprétée comme la conséquence de la frustration profonde de ne pas avoir réussi à trouver le chemin des filets. Depuis, l’attaquant de l’OGC Nice a disputé deux nouvelles rencontres avec les Verts, dont une intégralement face au Niger. Et le constat est resté inchangé.
Ce mardi, Amoura espérait pourtant conjurer le mauvais sort. Muet sous le maillot de l’Algérie depuis novembre 2025 et sa réalisation face au Zimbabwe en amical, le natif de Jijel avait à cœur de mettre fin à cette longue période de disette. L’occasion était belle de débloquer enfin son compteur et de retrouver cette confiance qui semble aujourd’hui lui faire défaut. Et des opportunités, il en a eu.
Face au Niger, l’attaquant algérien est resté sur le terrain jusqu’au coup de sifflet final. Quatre-vingt-quatorze minutes de jeu, temps additionnel compris. Autrement dit, ce n’est clairement pas le temps de jeu qui lui a manqué. Brahim Hemdani a fait le choix de maintenir son ailier suffisamment longtemps sur la pelouse, dans l’espoir de le voir forcer la décision et retrouver le chemin des filets. Mais, comme lors des précédentes sorties, Amoura est resté muet.
Trois matches, zéro but. Le bilan est implacable. Et la série commence à prendre une dimension préoccupante. En novembre prochain, cela fera déjà un an que l’attaquant n’aura plus marqué avec les Verts.
Plus inquiétant encore, ce n’est pas seulement son efficacité offensive qui interpelle. Son influence dans le jeu a également sensiblement diminué. Amoura semble moins tranchant, moins décisif et peine davantage à peser sur les rencontres comme il avait pu le faire auparavant. Et le public voit ça.
Dans le même temps, la concurrence s’est renforcée. Sur le flanc gauche, Boulbina, avec lequel Amoura est directement en concurrence, a marqué le but de l’égalisation face au Burundi avant de réaliser une entrée particulièrement remarquée contre le Niger. Cerise sur le gâteau, c’est lui qui est à l’origine du penalty ayant permis aux Verts de prendre l’avantage. Forcément, à l’heure des premiers bilans, la situation d’Amoura interpelle.
L’attaquant de Nice traverse une période délicate avec la sélection et semble particulièrement affecté par cette longue disette. Ses larmes après la rencontre face à la Zambie avaient déjà témoigné du poids que pouvait représenter cette situation. Depuis, les matches se sont enchaînés, les occasions aussi, mais le but continue de fuir.
Le mois d’octobre pourrait être déterminant pour Amoura. Avec déjà un but inscrit sous les couleurs des Aiglons, la situation apparaît forcément moins alarmante en club. Mais il devra désormais enchaîner les performances et, surtout, retrouver de la régularité dans le dernier geste.
Car un retour en novembre avec davantage de confiance pourrait complètement changer la donne. À l’inverse, si le but continue de se dérober, la traversée du désert pourrait bien se prolonger. Et avec une concurrence qui monte en puissance, Amoura sait désormais qu’il faudra non seulement retrouver le chemin des filets, mais il devra également reconquérir son influence sous le maillot des Verts.
🇩🇿 Une victoire, deux visages 🇳🇪 pic.twitter.com/TqTNM58cz1
— La Gazette du Fennec (@LGDFennec) October 6, 2026
