Pour leur premier quart de finale de Coupe d’Afrique des Nations depuis 2019, disputé ce samedi face au Nigeria, les Verts ont livré une prestation bien en deçà des attentes. Loin du visage séduisant affiché en phase de groupes et lors du huitième de finale contre la RD Congo, l’Algérie est passée à côté de son rendez-vous. À cette prestation collective insuffisante est venue s’ajouter une gestion arbitrale très contestée, incarnée par le Sénégalais Issa Sy, qui n’a fait qu’accentuer le malaise côté algérien.
Face à une sélection nigériane intense, agressive dans le pressing et constamment portée vers l’avant, les Fennecs ont rapidement été dépassés. En difficulté dans les duels, imprécis techniquement et incapables d’imposer leur rythme, les Algériens ont subi les événements. Dans ce contexte, la domination des Super Eagles s’est traduite logiquement au score, scellant une élimination difficile à digérer mais globalement cohérente sur le plan sportif.
Cependant, sans minimiser la supériorité nigériane, l’arbitrage a également pesé lourd dans la balance. Dès l’entame de la rencontre, certaines décisions ont suscité l’incompréhension. Il n’a fallu qu’un quart d’heure pour voir Ramiz Zerrouki être sanctionné, tandis que le latéral nigérian Onyemaechi, très actif dans son couloir, multipliait les fautes sans être réellement inquiété. Une différence de traitement qui a rapidement irrité les joueurs algériens.
Globalement, la majorité des duels et des situations litigieuses ont semblé tourner à l’avantage des Super Eagles. Le fait de jeu le plus marquant reste sans doute cette main évidente de Semi Ajayi à l’entrée de la surface, voire sur la ligne, que la VAR, dirigée par Pierre Atcho, n’a pas jugé utile de sanctionner. Une décision lourde de conséquences, qui aurait pu relancer totalement la rencontre.
ماذا لو تم احتساب ركلة الجزاء للجزائر 🤯‼️🇩🇿#الجزائر_نيجيريا #AFCON2025 pic.twitter.com/HrgcXbY2lW
— KHALID ALOLYAN 🇸🇦🐪 (@OLYAN15K) January 10, 2026
Au coup de sifflet final, le bilan disciplinaire parle de lui-même : six cartons jaunes pour l’Algérie, contre seulement trois pour le Nigeria, dont deux distribués en toute fin de match. Une frustration accumulée qui a fini par faire sortir Hicham Boudaoui de ses gonds face à Issa Sy. La tension était telle que l’arbitre sénégalais a dû être escorté par la sécurité du stade de Marrakech, face à la colère de plusieurs joueurs algériens venus contester certaines de ses décisions.
Crazy ending in Marrakech.
Algeria players confront referee Issa Sy after full time and security had to
step in to calm things down. Intense scenes as their AFCON campaign comes to an end.#AFCONwithMicky#AFCON2025 pic.twitter.com/nCYgc4Hz5z
— Micky Jnr (@MickyJnr__) January 10, 2026
Une soirée noire pour les Verts, marquée à la fois par une prestation insuffisante et un arbitrage qui restera longtemps au cœur des débats.
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