En début de saison, le plan n’était pas de raccrocher de sitôt pour Raïs M’Bolhi. En effet, l’idée était même de jouer la Coupe arabe FIFA 2025 (1er – 18 décembre) au Qatar avec l’équipe nationale A’ de Madjid Bougherra. Sauf que son expérience du côté de l’ES Mostaganem a mal tourné. A partir de là, le destin a basculé.
M’Bolhi n’avait pas perdu espoir de retrouver la sélection d’Algérie. D’autant plus que les choix au poste n’étaient pas vraiment fameux. Personne n’a pu faire oublier l’aura de Raïs. Et c’est un peu normal car on parle d’un portier qui compte 96 rencontres avec la tunique d’El-Khadra. Durant sa superbe carrière internationale, il a réalisé des matchs d’anthologie. De plus, il a raflé 2 titres majeurs (CAN 2019 et Coupe arabe FIFA 2021).
En deçà de l’Espérance…
En outre, il a pris part à 2 Coupes du Monde. La plus mémorable est celle de 2014 qui l’a vu livrer une prestation inoubliable contre l’Allemagne, sacrée au terme de l’épreuve, avec 10 parades (record du tournoi). En parlant de Mondial, M’Bolhi nourrissait même l’espoir (fou certes) d’être là pour l’édition 2026.
Avant cela, il espérait briller à la Coupe arabe FIFA 2025 pour convaincre Vladimir Petkovic de ses capacités à protéger la cage des Verts. Sauf que tout ne s’est pas passé comme planifié avec une mésaventure du côté de l’Espérance de Mostaganem où il a – au fil des semaines – perdu son statut de titulaire en raison de mésentente avec l’entraîneur Leknaoui.
Il visait le mur du 100 et le record de participations au Mondial
Psychologiquement, M’Bolhi n’avait plus trop la force mentale pour faire certains sacrifices. D’autant plus que – par le passé – il n’a jamais eu besoin de se surpasser pour rester le portier principal de l’EN. En effet, peu importe le club où il jouait ou son statut, il restait le titulaire indiscutable chez les Guerriers du Désert. Sauf que ces dernières années, M’Bolhi n’était même pas constant dans les entraînements. Ses deux dernières aventures dans le championnat algérien avec le CR Belouizdad et l’ES Mostaganem lui ont été fatales.
Quelque part, venir en Algérie était comme creuser sa propre tombe. Pourtant, la condition de Bougherra pour qu’il lui offre l’opportunité de revêtir le maillot Dz et atteindre la barre symbolique des 100 capes n’était pas insurmontable. En brillant lors du tournoi qatari, il aurait peut-être pu retrouver l’EN A et signer une troisième présence en Coupe du Monde, ce qui aurait été un record. Malheureusement, cela ne se produira pas. N’empêche, sa carrière en sélection impose le respect car son empreinte restera indélébile.
