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CAF : Fouzi Lekjaa, la fin de l’intouchable

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Lekjaa avant
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Réuni ce vendredi 13 février 2026 en Tanzanie pour solder les comptes de la CAN 2025 avec sa finale explosive, le Comité Exécutif de la CAF a brillé par ses chaises vides. Entre la colère froide de Fouzi Lekjaa, furieux des sanctions post-finale, et l’absence inexpliquée du Secrétaire Général Veron Mosengo-Omba, l’instance dirigeante du football africain traverse une zone de turbulences inédite au lendemain du sacre sénégalais.

Il y a des silences qui font plus de bruit que des déclarations officielles. Ce vendredi 13 février 2026, dans la moiteur de la capitale économique tanzanienne, l’état-major du football africain s’est réuni pour tenter de tourner la page de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Mais vingt jours après la finale d’anthologie remportée par le Sénégal face au Maroc (1-0 après prolongation.), l’heure n’était pas à l’apaisement. Deux sièges, et non des moindres, sont restés vacants autour de la table du Comité Exécutif, plongeant l’instance dans un climat de suspicion généralisée.

Le premier absent était attendu, presque redouté : Fouzi Lekjaa. Le président de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) et vice-président de la CAF a choisi la politique de la terre brûlée en boycottant cette réunion. Le second, Veron Mosengo-Omba, Secrétaire Général de l’institution, a disparu des radars sans la moindre explication officielle.

Le “match d’après” se joue en coulisses

Pour comprendre la lourdeur du climat à Dar es Salam, il faut rembobiner le film de trois semaines. La finale du 19 janvier dernier hante encore les couloirs de la CAF. Ce qui devait être une fête du football continental a viré, par séquences, au grand n’importe quoi. Les membres du “Comex” ont encore en mémoire les scènes surréalistes de Rabat : l’épisode du vol de serviettes, digne d’une ligue de quartier, ou encore ces affrontements d’une violence inouïe entre supporters et agents de sécurité, transformant les parvis du stade en champ de bataille.

Sur le terrain aussi, la tension avait atteint son paroxysme avec ce but refusé au Sénégal en cours de jeu,  une réalisation pourtant parfaitement valable qui avait, un temps, laissé craindre un arbitrage “maison” avant que la justice sportive ne finisse par triompher au bout de la prolongation.

Caprices et bonbons empoisonnés

C’est précisément l’épilogue disciplinaire de cette finale qui a provoqué l’ire de Fouzi Lekjaa. L’homme fort de Rabat ne décolère pas depuis la publication des sanctions de la Commission de discipline. Si le Sénégal a été puni, le Maroc a, lui aussi, écopé de lourdes amendes et de rappels à l’ordre cinglants.

Une pilule impossible à avaler pour celui qui, jusqu’ici, semblait intouchable. En interne, Lekjaa avait fait des pieds et des mains pour obtenir une disqualification pure et simple du Sénégal, s’appuyant sur un imbroglio en fin de match où certains joueurs sénégalais avaient quitté le terrain. L’argumentaire marocain plaidait le forfait. Une lecture du règlement balayée par les juristes de la CAF : l’équipe sénégalaise n’ayant pas quitté le rectangle vert dans sa totalité, l’arbitre ne disposait d’aucun levier réglementaire pour arrêter le match.

Désavoué par une instance qu’il pensait contrôler, Lekjaa a donc choisi le boycott. Une absence politique, calculée, destinée à montrer à ses pairs son mécontentement, des caprices après le bonbon empoisonné de la Finale

La fin de l’impunité ?

Au final, cette réunion de Dar es Salaam marque peut-être un tournant décisif. La “supercherie” d’un système où l’influence politique primait sur le terrain semble avoir été exposée aux yeux du monde lors de cette finale chaotique. Le poison distillé ces derniers mois a fini par paralyser les organes vitaux de la CAF.

Fouzi Lekjaa, qui a longtemps fait la pluie et le beau temps, découvre à ses dépens que son influence n’est plus un bouclier absolu. Ses alliés d’hier, lassés par une gestion des crises à géométrie variable et par l’image désastreuse renvoyée lors de la finale, semblent prêts à tourner la page. Le patron de la FRMF vient peut-être, en boudant la Tanzanie, de signer l’acte de décès de son hégémonie diplomatique.

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Ecris par
Yanni Abdelli -

Journaliste La Gazette du Fennec

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