Ce vendredi matin, à Dar es Salaam, le comité exécutif de la CAF se réunira à la demande de son président, Patrice Motsepe. Une réunion annoncée comme cruciale, censée examiner plusieurs dossiers brûlants qui agitent les coulisses du football continental.
Mais le climat est déjà lourd. Selon plusieurs sources médiatiques, Walid Sadi et l’Égyptien Hani Abou Rida devraient figurer aux abonnés absents, à l’instar de six présidents de fédérations d’Afrique de l’Ouest. Une fronde silencieuse qui en dit long sur les tensions internes. Selon nos informations, le président de la Fédération algérienne interviendra cependant par visioconférence, via Zoom, depuis le siège de la FAF à Dely Ibrahim.
À l’ordre du jour, même si l’agenda officiel n’a pas encore été formellement communiqué par le secrétariat général, figurent plusieurs dossiers sensibles. En tête, l’épineuse question de la dernière Coupe d’Afrique des nations et les remous provoqués par la finale, notamment les incidents et polémiques ayant émaillé le duel Maroc–Sénégal. Cette finale constituera le cœur des débats.
Walid Sadi devrait, de son côté, revenir longuement sur les erreurs arbitrales constatées lors de la CAN 2025, dont certaines ont directement influencé les résultats de l’équipe nationale. Un sujet explosif qui cristallise les critiques depuis plusieurs mois et qui alimente le malaise autour de la commission d’arbitrage. Les membres du comité écouteront d’ailleurs un exposé du président de cette commission, appelé à s’expliquer sur le niveau global de l’arbitrage et sur les pistes de réforme envisagées.
Autre dossier sensible, la CAN féminine 2026, que le Maroc souhaiterait reporter. Dans les couloirs, l’on évoque déjà la candidature de l’Afrique du Sud, prête à se proposer en solution de rechange pour « sauver » l’épreuve. La CAN masculine 2027 sera également au menu des discussions, preuve que c’est l’ensemble de l’architecture des compétitions africaines qui vacille.
C’est dire à quel point la pagaille semble générale au sein de la CAF. Patrice Motsepe espère, à travers cette réunion, remettre un semblant d’ordre dans la maison. Mais la tâche s’annonce ardue. Après des années de gestion opaque et de décisions prises loin des cadres institutionnels, souvent dans les salons feutrés des différents lobbies, le mal paraît profond.
Le président sud-africain, dont les apparitions se limitent le plus souvent aux rendez-vous protocolaires, a longtemps laissé la gestion courante au secrétaire général, Veron Mosengo-Omba, aujourd’hui inéligible en raison de la limite d’âge, ainsi qu’aux réseaux d’influence qui gravitent autour du pouvoir exécutif. Reprendre la main exigera plus qu’une réunion de crise.
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