Le litige autour de l’attribution, sur tapis vert, du trophée de la CAN 2025 au Maroc au détriment du Sénégal, vainqueur sur le terrain en finale le 18 janvier dernier à Rabat, sera sur les bureaux du Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne (Suisse). Le verdict de l’instance concernant cette affaire sera définitif. Cependant, il ne faut pas s’attendre à une sentence rapide. Le délai pourrait même atteindre un an. Détails.
C’est après deux mois que le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a rendu sa décision. Elle répondait à la requête déposée par la Fédération royale marocaine de football (FRMF). La structure de Fouzi Lekjaâ contestait le déroulé de la finale de la CAN 2025. Elle dénonçait le comportement des Lions de la Téranga avançant le motif d’abandon.
Il est évident que le TAS aura entre les mains un dossier à haut enjeu. En effet, la sentence peut remettre en considération la crédibilité de la CAF et sa capacité à trancher dans les affaires qui relèvent du juridique. Spécialisé dans le domaine, Romain Bizzini annonce, dans une interview accordée à nos confrères de Onze Mondial, que “techniquement, la phase d’instruction dure entre 6 et 9 mois, auxquels s’ajoutent 4 mois pour rendre la sentence. On part donc sur une procédure d’environ un an.”
Pas de verdict avant l’été
Par ailleurs, il se peut, selon l’avocat en Droit des Affaires et Droit du Sport et a plaidé plusieurs fois devant le TAS, qu’il y ait “une procédure accélérée”. Cette option, se fera “avec l’accord des deux parties (Sénégal et Maroc), ce qui ferait gagner 3 à 6 mois, mais cela restera probablement trop long pour être tranché avant cet été.” La chambre d’appel du TAS va donc recueillir toutes les pièces et les arguments juridiques de ce dossier.
En outre, il y aura des réunions et des auditions. Des joueurs, probablement Sadio Mané qui avait demandé à ses coéquipiers de revenir sur le terrain, et l’arbitre de cette rencontre, Jean-Jacques Ndala, pourraient être appelés à apporter leurs témoignages sur ce match polémique. De plus, il faut s’attendre à ce que le Maroc apportent les éléments qui plaident en sa faveur pour confirmer la décision initiale de la CAF.



