Ramy Bensebaïni (30 ans/78 capes) est en train de livrer une CAN 2025 (21 décembre – 18 janvier) très solide avec l’Algérie au Maroc. En effet, il est l’un des atouts forts de la défense de l’équipe nationale qui n’a craqué qu’une seule fois dans le tournoi. Et c’était en son absence car ménagé lors de la 3e journée en phase de poules face à la Guinée équatoriale. Cependant, ce que beaucoup ne savent pas c’est que le sociétaire du Borussia Dortmund joue parfois avec des perfusions. C’est le seul moyen d’atténuer des douleurs récurrentes en bas du dos. Une blessure qu’il traine depuis octobre dernier.
En 2019, il avait remporté la CAN avec l’Algérie en évoluant comme latéral gauche. Six ans plus tard, il est en lice pour décrocher le trophée en tant que défenseur central aux côté d’Aïssa Mandi, son binôme depuis un moment. Bensebaïni a été replacé. Cela ne l’empêche pas pour autant de rester performant et impérial en défense.
Une hernie discale persistante
D’ailleurs, contre la RD Congo, il retrouvait le poste de latéral au moment où Rayan Aït-Nouri a cédé sa place alors que Zineddine Belaïd, excellent lui aussi, l’a supplée au cœur de l’arrière-garde. Elu Meilleur joueur algérien de l’année lors du Fennec d’Or 2025 en novembre dernier, Bensebaïni confirme son talent et sa classe. Ses prestations sont remarquables. Contre les Congolais il a livré un tas de duels et pris beaucoup de coups. Malgré cela, il a serré les dents pour revenir sur le terrain. Même quand il semblait sonné. Bensebaïni ne laisse pas transparaître de faiblesses même s’il ne joue pas à 100 % de ses capacités.
Les dernières semaines avant la CAN, il était souvent absent du onze du BvB. C’était en raison d’un problème au dos. Une hernie discale qui refait constamment surface. Et quand elle se manifeste, il n’a pas d’autres choix que de se faire “piquer” pour pouvoir jouer. Cela fait partie des sacrifices qu’un footballeur professionnel doit faire. Surtout pour Ramy, déjà absent lors du stage de novembre pour le même motif, qui veut absolument écrire l’histoire avec El-Khadra. On est là face à un vari Guerrier du Désert qui n’en a pas fini de livrer les batailles dont une prochaine qui s’annonce âpre. Il s’agit de celle face au Nigéria de Victor Osimhen. Ce duel dans le match vaut la peine d’ être suivi.



