C’est la fin de l’aventure pour l’Algérie à la CAN 2025 au Maroc. L’équipe nationale aura disputé 5 matchs sur 7 possibles dans le tournoi pour un bilan positif de 4 succès et 1 revers. La défaite aura été fatale car elle est survenue dans la phase à élimination directe signifiant le retour à la maison. Malgré une dernière sortie insipide, il est utile de relever que les Verts ont retrouvé un peu de leur verve.
On a tendance à l’oublier. Mais l’EN restait sur deux éliminations successives dès le premier tour dans les CAN 2021 et 2023. On était donc dans l’attente pour voir comment les Fennecs allaient se débrouiller dans la première phase finale post-traumatique. Et on peut dire qu’on a vite été rassurés par un succès éclatant contre le Soudan (3-0) pour entamer la compétition avant cette victoire étriquée face au Burkina Faso (1-0) qui actait déjà le passage au second tour. S’en suivra une démonstration des remplaçants avec ce 3 buts à 1 passé à la Guinée équatoriale.
Petkovic, coaching intermittent cherche constance
Venait alors ce test qui les mettait aux prise avec la RD Congo en 1/8 de finale. Là encore, les protégés de Vladimir Petkovic ont passé l’examen avec réussite en s’imposant dans les prolongations (0-1) grâce aux changements du coach et les entrées remarquées des remplaçants. L’optimisme était là avant de croiser le fer avec le Nigéria, un vrai gros morceau avec son historique impressionnant dans cette épreuve et ses 16 demi-finales jouées. On se réjouissait de la force offensive (8 réalisations) et de la solidité défensive retrouvée (1 but encaissé).
Sauf que pour la bataille avec les Nigérians, rien ne s’est déroulé comme prévu. El-Khadra a déjoué. A subi le jeu même. Pas de tir cadré tout au long des 90 minutes. L’arrière-garde qui a montré la fébrilité craquant par 2 fois et concédant 6 occasions dangereuses. Tactiquement, il n’y a pas eu de sursaut ou de réaction. Pourtant, beaucoup croyaient que Petkovic allait rectifier le tir en se référant à ce qu’il a pu montrer comme pragmatisme tactique depuis l’entame de la CAN. Cette fois, il n’était pas inspiré. Tout comme ses joueurs qui n’ont jamais pris la partie face aux Super Eagles par le bon bout.
Des Verts qui ont donné de la couleur
Devons-nous pour autant parler de faillite ? On pense que non. C’était juste un “match sans” dans lequel rien n’a fonctionné comme prévu et souhaité. Pour un bilan à chaud, on peut se réjouir de l’éclosion de joueurs comme Maza et les belles prestations de Zineddine Belaïd ou encore Rafik Belghali par moments.
D’autres éléments comme Himad Abdelli ont pu apporter un plus sans oublier Adil Boulbina qui reste une belle promesse tout comme Anis Hadj Moussa. Mais l’apprentissage ne fait que commencer pour eux. Cette CAN leur servira d’étrier pour celles à venir. A commencer par celle de 2027 qui interviendra rapidement. Et elle pourrait se jouer sans Riyad Mahrez, Aïssa Mandi ou encore Baghdad Bounedjah qui ne devraient pas être là en 2027. C’est une page qui se tourne avec un chapitre bien moins sombre que ceux qui l’ont précédé.


