Il fallait un éclair pour éclairer la nuit. Adil Boulbina a remis la lumière après 120 minutes sombres. D’une frappe d’anthologie, surgie à la 119e minute de jeu, l’attaquant d’Al Duhail a délivré les Verts et envoyé l’Algérie en quarts de finale de la CAN 2025, au terme d’un duel étouffant face à une RDC arc-boutée sur ses certitudes défensives.
Dès l’entame, la physionomie annoncée s’est confirmée. Un match cadenassé dans les quarante derniers mètres congolais. Fidèle à sa réputation, la RDC a fermé le jeu, laissant volontairement le ballon aux Algériens. Les Verts ont tenté de contourner le bloc, alternant les attaques sur les côtés, sans jamais véritablement inquiéter un gardien congolais presque spectateur, sa défense se chargeant de faire le ménage avec autorité.
La seconde période n’a guère dérogé à ce faux rythme pesant. Pour mesurer l’indigence offensive du match, il faut noter que le premier tir cadré n’est intervenu qu’à la 70e minute. Le combat s’est déplacé vers l’entrejeu, dans un registre physique souvent à la limite de la correction. Le premier coup dur pour l’Algérie intervient à peine revenue des vestiaires. Ismaël Bennacer est contraint de céder sa place, blessé.
Vladimir Petkovic a cherché l’étincelle, multipliant les ajustements, mais le scénario est resté obstinément figé. Hormis une accélération d’Amoura conclue par une frappe enroulée sans danger pour Nzau, les occasions se sont faites rares.
La fin du temps réglementaire puis la première mi-temps des prolongations ont mis les nerfs à rude épreuve. L’entrée de Bounedjah a apporté du poids offensif, sans pour autant faire céder un dernier rempart congolais héroïque. Il a fallu attendre la 110e minute pour frissonner enfin, lorsque la reprise de Farès Chaïbi a été détournée in extremis par Nzau.
Et alors que la séance des tirs au but semblait inévitable, le destin a choisi son homme. Sur son premier ballon du match, Adil Boulbina a frappé. Une frappe venue d’ailleurs. On jouait la 119e minute lorsque l’attaquant d’Al Duhail, pour seulement sa deuxième apparition avec les Verts, a fait basculer la rencontre et libéré tout un peuple.
Un scénario fou, presque irréel, qui n’est pas sans rappeler le chef-d’œuvre de Mahrez face au Nigeria en 2019. C’était inouï, inattendu, invraisemblable. Il aura fallu une pointe de magie et beaucoup de génie. Boulbina l’a fait… Et de quelle manière.
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