La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc continue à susciter des remous, bien au-delà du football. Alors que le dossier reste ouvert devant le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), une nouvelle affaire, à connotation politique, vient d’éclater au Maroc.
Selon plusieurs sources médiatiques concordantes, dix-huit supporters sénégalais, interpellés en marge de la finale disputée à Rabat, le 18 janvier dernier, ont entamé une grève de la faim dans les prisons marocaines où ils sont détenus. Un geste radical, motivé par un profond sentiment d’injustice.
Dans un message adressé à leur avocat, Me Patrick Kabou, les supporters expliquent attendre « depuis le 18 janvier de savoir ce qui leur est reproché ». Ils affirment avoir été interrogés par les forces de l’ordre « en français et en arabe », des langues qu’ils ne maîtrisent pas, précisant ne comprendre « que le wolof ». N’ayant pas été autorisés à donner leur version des faits, ils ont décidé de recourir à la grève de la faim au péril de leur vie.
« Étant donné qu’ils nous refusent notre droit à la justice, nous avons décidé à partir d’aujourd’hui de commencer un jeûne continu dans la prière et le recueillement, jusqu’au jour où la justice marocaine nous donnera la chance de nous exprimer », ont-ils déclaré ce vendredi 6 février 2026.
Les dix-huit supporters sont poursuivis, entre autres, pour hooliganisme, après une première audience expéditive. Une qualification pénale lourde qui englobe des faits présumés de violences, notamment à l’encontre des forces de l’ordre, de dégradations d’infrastructures sportives et de jets de projectiles. Leur procès a de nouveau été renvoyé au 12 février, cette fois en raison d’une grève des avocats au Maroc.
Cette affaire s’inscrit dans le prolongement d’une finale particulièrement houleuse. Le 18 janvier, au stade de Rabat, le Sénégal s’était imposé 1-0 après prolongation, au terme d’un match tendu et émaillé d’incidents. Plus de deux semaines après, et alors que la CAF a déjà livré ses conclusions, sanctionnant indifféremment les deux fédérations, cette affaire, qui s’ajoute à bien d’autres, vient éclabousser encore davantage le souvenir de ce tournoi vendu, il y a quelques semaines, au public comme le meilleur jamais organisé dans l’histoire du football africain. Rien que ça !
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