Éliminée en quart de finale de la CAN 2025 face au Nigeria, l’Algérie quitte la compétition avec des regrets. En conférence de presse, Vladimir Petkovic a livré une analyse lucide, mêlant déception, responsabilité assumée et respect pour l’adversaire.
Un hommage clair au Nigeria
Dès le début de son intervention, le sélectionneur national a tenu à reconnaître la supériorité de l’adversaire du soir : « La première chose, bien sûr, c’est de féliciter l’adversaire nigérian qui a remporté ce match. Ils ont été meilleurs que nous. Nous n’avons pas réussi à entrer dans le match durant les 20 à 30 premières minutes. Nous avons subi de tous les côtés. »
Incidents et arbitrage : une position mesurée
Interrogé sur les tensions et décisions controversées en fin de rencontre, Petkovic a préféré garder ses distances : « Je n’ai rien vu ni entendu à ce sujet, car lorsque j’étais sur le terrain, je suis allé vers le rond central puis je suis revenu en arrière. Je pense que certaines personnes devront expliquer ce qui s’est passé aujourd’hui. »
Un vestiaire touché mais digne
Le sélectionneur a ensuite décrit l’état psychologique de ses joueurs après l’élimination : « Les joueurs étaient déçus et abattus à la fin du match. Ils pensaient pouvoir continuer dans cette compétition. Mais c’est le football, c’est aussi notre métier. »
Un parcours à ne pas effacer
Malgré l’élimination, Petkovic a tenu à rappeler le visage globalement positif affiché par son équipe durant la compétition : « Ils ont livré une bonne prestation dans cette Coupe d’Afrique des nations, notamment lors des quatre derniers matchs. L’aventure s’arrête ici pour eux. »
Le respect que suscite l’Algérie
Malgré l’élimination, le sélectionneur estime que les Verts restent une équipe redoutée sur le continent africain : « Je ne suis pas ici pour désigner un favori pour la suite de la CAN, mais je pense qu’aucune équipe ne serait heureuse d’affronter l’Algérie. »
Apprendre à perdre avec fierté
Pour le technicien bosnien, l’un des enseignements majeurs reste la manière d’assumer une défaite : « Quand on perd, il faut savoir perdre, garder la tête haute, surtout lorsque l’on estime avoir mérité le niveau atteint. »
Lecture globale d’un match frustrant
Revenant sur le contenu de la rencontre, Petkovic a estimé que plusieurs éléments avaient empêché son équipe d’imposer sa dynamique habituelle : « C’est un match comme les autres, un match que nous devions gagner, mais beaucoup de choses se sont produites. »
Le mérite de l’adversaire avant tout
Petkovic a insisté sur la qualité du Nigeria, tout en appelant son groupe à tirer les enseignements nécessaires pour l’avenir : « La première chose qui nous a freinés, c’est l’adversaire, qui a bien joué. Nous acceptons la défaite et nous essayons d’apprendre de nos erreurs pour penser aux prochaines compétitions. »
Des choix assumés sans se défausser
Questionné sur ses décisions tactiques, Petkovic a accepté sa part de responsabilité, tout en relativisant leur impact sur le résultat final : « Je peux assumer la responsabilité, peut-être parce que je n’ai pas aligné assez de joueurs offensifs. Il manquait peut-être de présence, notamment dans l’axe. Je l’accepte. »
L’entraîneur a confirmé qu’un travail de réflexion allait s’engager : « Nous allons réfléchir et revoir ce que nous avons proposé, même si je ne pense pas que cela aurait changé grand-chose aujourd’hui. »
La douleur de la défaite
Sur le plan personnel, Petkovic n’a pas caché sa difficulté à accepter les revers, même avec l’expérience : « Toutes les défaites sont difficiles à accepter. Je suis souvent le premier à ne pas bien les vivre. »
Il a néanmoins rappelé l’importance de conserver une attitude exemplaire, quelles que soient les circonstances : « Mais les défaites doivent toujours être vécues avec dignité, en sortant la tête haute. »
Silence volontaire sur l’arbitrage
Interrogé une nouvelle fois sur les décisions arbitrales, le sélectionneur a fermement décliné tout commentaire : « Je ne souhaite pas commenter les décisions de l’arbitre ni ce qui s’est passé sur le plan de l’arbitrage. »
Petkovic a estimé que d’autres acteurs étaient mieux placés pour analyser ces situations sensibles : « Il y a certainement des personnes plus qualifiées pour analyser et parler de ces situations. »
Un dernier mot pour le Nigeria
En conclusion, Petkovic a réaffirmé son respect pour le vainqueur et lui a souhaité le meilleur pour la suite du tournoi : « Au final, le Nigeria mérite sa victoire. C’est une équipe de qualité. Félicitations à eux et à leur entraîneur Éric, qui réalise un excellent travail. Leur parcours dans cette compétition est remarquable. »
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