Le séisme sportif prend désormais des relents politiques. La décision de la Confédération africaine de football de retirer au Sénégal son titre continental pour le réattribuer au Maroc n’en finit pas de susciter remous et interrogations. Et voilà désormais que l’État sénégalais entre dans l’arène.
En effet, Dakar réclame ni plus ni moins l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur de possibles faits de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF. Une démarche qui, sous couvert d’exigence de transparence, s’apparente aussi à une contre-offensive diplomatique soigneusement calibrée.
Car au-delà du préjudice sportif, c’est bien la crédibilité de l’instance panafricaine qui se retrouve exposée. Depuis plusieurs années, la Confédération africaine de football traîne une réputation entachée de soupçons récurrents, entre accusations de favoritisme et gouvernance contestée. Cette nouvelle affaire ne fait qu’alimenter un climat déjà lourd.
En creux, la sortie sénégalaise agit comme le révélateur d’un malaise profond autour des mécanismes de décision au sommet du football africain. Sans hausser le ton, mais sans détour non plus, Dakar sème le doute et place la CAF face à ses responsabilités.
Reste à savoir si cette demande d’enquête trouvera un écho au-delà des déclarations d’intention. En attendant, la Fédération sénégalaise de football (FSF) s’est donné quarante-huit heures pour saisir le TAS, mettant en demeure la CAF de mettre en application ses décisions.
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