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CAN 2025 / Maroc-Cameroun : Un flou troublant à la veille du coup d’envoi

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CHAN 2024 Lekjaa Motsepe Maroc Cameroun
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À moins de vingt-quatre heures du quart de finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Cameroun, une zone d’ombre persiste toujours. L’identité officielle de l’arbitre central et de ses assistants n’est toujours pas tombée. Un flou inhabituel, presque suspect, qui trahit une bataille d’influence feutrée mais féroce dans les couloirs de la Confédération africaine de football. Et contrairement aux apparences, cette histoire est tout sauf fantaisiste.

Officieusement, la CAF a bel et bien arrêté son choix. Selon des sources concordantes au fait des désignations arbitrales, l’Égyptien Amin Mohamed Omar a été retenu pour diriger le choc Maroc–Cameroun, programmé ce vendredi à 20 heures. La répartition complète des arbitres pour les quarts de finale est d’ailleurs la suivante : l’Algérien Mustapha Ghorbal pour Mali–Sénégal, Amin Mohamed Omar pour Maroc–Cameroun, le Somalien Abdelkader Artan pour Nigeria–Algérie, et le Marocain Jalal Jayed pour Égypte–Côte d’Ivoire.

Sauf que, fait inédit depuis le début du tournoi, la CAF n’a toujours pas officialisé ces désignations sur ses canaux habituels. À moins d’une journée du coup d’envoi, ce silence est tout simplement du jamais-vu. Même pour une instance coutumière des décisions tardives et des zones sombres.

Ce mutisme n’est pas anodin. Il reflète un bras de fer intense entre Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine, et Samuel Eto’o, patron de la Fédération camerounaise. Chacun, dans son camp, actionne ses relais pour peser sur une décision qui aurait dû relever de la simple formalité administrative.

Dans une démarche qui fait plus office de diversion qu’autre chose, la Fédération marocaine a officiellement saisi la CAF pour réclamer l’annonce immédiate de l’identité des arbitres. Une requête qui ne doit rien au hasard. Elle vise surtout à faire entériner publiquement un choix qui, selon plusieurs observateurs, aurait été ficelé en coulisses avec l’aval de Lekjaa, rompu à l’exercice des rapports de force institutionnels. Mais cette fois, la manœuvre se heurte à une résistance inattendue.

Samuel Eto’o est monté au créneau. L’ancien Ballon d’Or africain s’oppose fermement à la désignation d’Amin Mohamed Omar, invoquant le principe tacite selon lequel une sélection ne doit pas être arbitrée par un officiel issu de la même zone géographique. Or l’arbitre égyptien et le Maroc relèvent tous deux de l’UNAF. Un argument que le camp camerounais brandit avec insistance, déterminé à faire plier la CAF.

Résultat, le quart de finale Maroc–Cameroun a déjà commencé… loin des pelouses. Dans l’ombre de l’instance panafricaine, les deux présidents livrent une guerre d’influence sans merci, chacun mobilisant ses soutiens pour remporter ce premier duel, symbolique mais hautement révélateur.

Ce scénario n’a, au fond, rien de surprenant. Il était même redouté. Et la CAF, une fois de plus, apparaît prisonnière de ses propres contradictions, réduite à un arbitre impuissant face aux lobbies qui la traversent. Incapable de trancher une question qui aurait dû être réglée depuis longtemps, l’instance panafricaine offre un spectacle affligeant.

Pathétique, diront certains. Inquiétant, diront les autres. Mais surtout révélateur d’un mal profond qui continue de gangrener le football africain, jusque dans ses plus grandes compétitions.

LIRE EGALEMENT : Cameroun / CAN 2025 : Avant d’affronter le Maroc, Pagou évoque l’arbitrage

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