L’équipe nationale a fait ses adieux à la CAN 2025 à l’issue d’un quart de finale amorphe et sans reliefs dominé de la tête et des épaules par le Nigeria. Le scénario de la première période avait tout d’un supplice pour les nerfs. Durant quarante-huit minutes, temps additionnel compris, les Verts ont abandonné le ballon et l’initiative à une équipe nigériane entreprenante, multipliant les assauts avec une constance inquiétante. À au moins trois reprises, la défense algérienne a dû se dégager en catastrophe. Et quand ce n’est pas la défense, c’est Calvin qui manque de justesse le cadre.
Comme tétanisés par l’enjeu, et piqués par des décisions arbitrales litigieuses, les Verts ont été incapables de ressortir proprement le ballon. L’Algérie s’est systématiquement heurtée au deuxième rideau nigérian. Grâce à un pressing haut et bien coordonné, les Super Eagles ont étouffé les tentatives algériennes, coupé les transitions et projeté rapidement le jeu vers l’avant. À force de subir, la défense des Verts a fini par plier sans rompre, frôlant la rupture à chaque offensive adverse. Qu’elle ait regagné les vestiaires sur un score nul relevait presque du miracle.
Mais ce répit n’était que temporaire. À peine deux minutes après la reprise, Victor Osimhen surgissait au deuxième poteau pour ouvrir le score de la tête, concrétisant une domination devenue trop évidente pour rester stérile. Ce but venait surtout confirmer le manque criant d’inspiration d’une sélection algérienne jamais véritablement entrée dans son quart de finale.
Et même menée, l’Algérie n’a pas inversé la tendance. Toujours sous pression, elle a continué à subir, jusqu’à céder une seconde fois, dix minutes plus tard. Sur un contre éclair, le Nigeria a puni une défense aux abois, symbole d’une équipe algérienne dépassée dans tous les compartiments du jeu.
Le constat est sévère. L’Algérie, pourtant présentée comme l’une des sélections les plus solides de cette CAN 2025, quitte la compétition dès les quarts de finale, avec le sentiment amer de n’avoir jamais réellement tenté sa chance. Aucune action digne de ce nom, aucune révolte collective. Même les entrées de Boulbina, Hadj Moussa, Bounedjah ou Berkane n’ont pas suffi à modifier la physionomie d’une rencontre à sens unique.
Le Nigeria, lui, a parfaitement joué son coup. Solide et continuellement dangereux, il a survolé ce quart de finale sans jamais trembler. Quant aux Verts, l’heure est déjà à la projection vers l’avenir, avec un rendez-vous fixé à l’été prochain, aux États-Unis. Un nouveau départ, espéré, après cette désillusion qu’il faudra très vite digérer.
LIRE EGALEMENT : Maza se confie sans filtre sur la CAN, Mahrez et la pression du très haut niveau
