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CAN 2025/ Problèmes organisationnels : Cet autre scandale à peine effleuré par Eric Chelle

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Chelle CAN 2025
Éric Chelle
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Derrière le vernis clinquant d’une CAN 2025 vendue comme un événement aux standards cinq étoiles, se dessine une réalité beaucoup moins reluisante. Une vérité dont on parle peu, trop peu. Éric Chelle, sélectionneur du Nigeria, en a esquissé les contours sans jamais aller frontalement au bout de sa pensée.

« Mon groupe est fatigué. Il y a deux jours, on a joué un match. Le lendemain, un voyage pour Fès. Hier, un autre pour Rabat. Il faut que je fasse attention », a-t-il confié. À première lecture, certains y ont vu une manœuvre classique d’un entraîneur qui cherche à brouiller les cartes à la veille d’un choc face au Maroc en demi-finale. Mais pour ceux qui connaissent les coulisses de cette CAN, ces mots sonnaient autrement. Comme une critique à peine voilée de l’organisation du pays hôte.

Car il faut le dire sans détour, le Maroc n’assure pas de liaisons aériennes entre l’ensemble de ses villes hôtes. Le pays organisateur de la CAN 2025 a adopté le système de camp de base en vigueur lors de la Coupe du Monde sans s’être donné la peine d’assurer la logistique qui va avec. Les délégations se déplacent dès lors en bus, au prix de trajets longs entre une ville et une autre selon les exigences du calendrier. On a vu ainsi une équipe marocaine jouer un huitième de finale à Rabat, revenir à son camp de base à Agadir, puis repartir le surlendemain à Rabat affronter le Maroc en quart de finale. C’est précisément ce que sous-entend Chelle lorsqu’il évoque un retour de Marrakech à Fès, leur camp de base, pour prendre le lendemain la direction de Rabat. En termes de kilomètres avalés, cela fait une trotte !

Et pendant ce temps-là, la sélection marocaine n’a pas bougé de Rabat où elle a élu son camp de base depuis le début de la compétition, laissant ses adversaires venir et repartir par bus sous l’œil impuissant de la CAF. À titre comparatif, lors du CHAN 2023 et de la CAN U17 la même année, organisés en Algérie, toutes les délégations voyageaient par avion d’une ville à l’autre. Un confort logistique assumé, presque banal ailleurs, mais qui relève ici du luxe que le Maroc n’a pas su s’offrir.

À l’exception d’Hugo Broos, fidèle à son franc-parler, rares sont ceux qui osent élever la voix. Une forme d’omerta s’est installée. La majorité se tait. D’autres, plus zélés, à l’image de Samuel Eto’o, préfèrent envoyer des lettres enflammées, souvent sur injonction, détournant le regard des vrais problèmes. Car les manquements sont nombreux. Ils se sont accumulés tout au long du tournoi. Certes, les stades sont modernes, les hôtels confortables. Mais l’organisation, elle, est loin d’être à la hauteur des promesses. Pire encore, ces lacunes, assurent des sources sûres, se mêlent à une certaine arrogance locale, révélatrice de la difficulté de la CAF à faire respecter son propre cahier des charges.

Et avec la prolifération des scandales liés à l’arbitrage, ces anomalies organisationnelles sont reléguées au second plan.

LIRE EGALEMENT : Affaire FAF-CAF : La machine juridique s’est mise en branle

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