Il y a trois jours, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a décidé de déchoir le Sénégal de son titre de champion d’Afrique à la CAN 2025 au profit du Maroc, battu en finale (1-0 après prolongations). Au-delà du retentissement de cette décision, c’est les circonstances de son entérinement qui peuvent interpeler. Détails.
Selon le procès verbal de la CAF, 5 des 9 membres du jury étaient présents pour statuer. A l’ordre, du jour, il y avait le recours interjeté par la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Evidemment, la réunion était à huis clos. Dès lors, il y a forcément des dires et des allégations ici et là pour décliner diverses versions sur ce jugement.
Le quorum remis en considération, le sacre du Maroc invalide ?
Parmi elles, l’éligibilité de Moez Ben Taher Nasri, président de la Fédération tunisienne de football (FTF) et aux accointances avérées avec Fouzi Lekjaâ qui lui ferait du chantage s’il marche pas pour lui, pour siéger au sein de la commission disciplinaire de l’instance confédérale. Ce dernier “n’avait plus l’habilité pour siéger au sein du jury d’appel de la CAF ayant déjà assumé cette fonction”. Par conséquent, la décision prise à l’encontre des Sénégalais aurait, en réalité, été rendue par 4 membres sur 9. Sur le plan juridique, cela signifie que le quorum légal (moitié des membres + 1 voix) n’a pas été atteint. Cela qui rend la sentence antiréglementaire.
Pour rappel, ledit comité compte 9 personnes. Il s’agit de sa présidente Roli Daibo Harriman (Nigéria), le vice-président Faustino Varela Monteiro (Cap-Vert). Aussi, on y recense Moez Ben Tahar Nasri (Tunisie), Espoir Asogbavi Komlan (Togo) et Masauko Timothy Msungama (Malawi). C’est ce quintuor qui a tenu la réunion fatale aux Lions de la Téranga. Pour leur part, Hamoud T’feil Bowbe (Maurtanie), Mohamed Robleh Djama (Djibouti) et Lubamba Ngimbi Hector (RD Congo) Moses Ikanqa (Namibie) n’ont pas eu de rôle dans cet épisode juridique qui fait couler beaucoup d’encre.



