Prévue du 17 mars au mois d’avril au Maroc, la CAN féminine 2026 devait être au cœur des discussions lors de la réunion du comité exécutif de la CAF, vendredi à Dar es-Salaam. Pourtant, malgré l’incertitude croissante autour de son maintien aux dates et sur le site prévus, le sujet a été totalement éludé.
La réunion a duré quatre heures quarante-cinq minutes, mais le chaos et les tensions internes ont rapidement pris le pas. Plusieurs points à l’ordre du jour n’ont jamais été abordés, laissant transparaître la fragilité d’un exécutif en proie aux divergences.
Il est bien connu que le Maroc souhaite reporter la compétition, tandis que la CAF a déjà exploré l’option d’un pays hôte de substitution, l’Afrique du Sud. C’est pourquoi la réunion du comité exécutif à Dar es-Salaam était censée apporter des éclaircissements à ce dossier précis. Rien. Le mystère reste entier et, à un mois du coup d’envoi supposé du tournoi, il n’y a rien qui garantisse son maintien.
Pourtant, face à cette situation, Patrice Motsepe a surpris en affirmant que le tournoi n’a jamais constitué un problème et qu’il se tiendrait « à la date prévue ». Une déclaration qui tranche avec la réalité du terrain et les inquiétudes exprimées en interne.
Cette désinvolture pose de sérieuses questions sur la crédibilité du Sud-Africain. Déjà contesté au sein de l’EXCO, ses discours répétitifs et protocolaires, souvent détachés de la réalité, ne résonnent plus. Voire sonnent faux. À Dar es-Salaam, sa sortie publique en contradiction avec les faits a contribué à entamer le peu de crédit qui lui restait.
La montée au front de plusieurs membres de l’EXCO laisse entrevoir une possible fracture prochaine. Et si la CAN féminine 2026 n’a pas été discutée officiellement, le silence qui l’entoure en dit long. Incontestablement, dans un exécutif où les désaccords se multiplient, l’avenir du tournoi reste incertain. Tout comme celui du système en entier.
