L’USM Alger vient de valider sa qualification en demi-finale de la Coupe de la Confédération CAF pour la 3e fois sur les 4 dernières éditions. Lors de la séquence 2023-2024, les Usmistes pouvaient même aligner une deuxième finale de suite si ce n’est cette affaire du maillot de la RS Berkane. Cet épisode leur avait coûté la disqualification de la part de la Confédération africaine de football (CAF). Après avoir obtenu gain de cause pour ce qui est de la non-conformité de la tunique à caractère politique des Berkanais auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne (Suisse), les Usmistes sont, selon une source proche du dossier, en passe de gagner un second procès. La sentence obligera la CAF à dédommager, avec un montant conséquent, les Algériens pour cette élimination sans motif légal. Détails.
On se souvient tous de cette partie et du refus de la RS Berkane de se présenter sur la pelouse du stade 5 juillet 1962 (Alger) sans leur équipement saisie à l’aéroport Houari Boumediène (Alger) à leur arrivée. Cette mesure douanière était en raison de la carte expansionniste floquée en plastron sur le maillot. Malgré cela, les dirigeants usmistes s’étaient assuré de livrer un nouvel équipement à l’adversaire. Sauf que ce dernier a décidé de ne pas jouer.
Si l’on s’en tient aux récentes décisions de la CAF concernant la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc, c’est la RS Berkane qui devait être disqualifiée sur les bases du désormais fameux article 82 du code disciplinaire de la CAF. En effet, il n’y avait aucun motif légal pour que le club cher à Fouzi Lekjaâ, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), ne se présente pas sur le terrain.
Verdict attendu au mois d’avril
Cela n’a pas échappé à la partie algérienne qui a introduit deux réclamations auprès du TAS. La première portait sur la conformité du maillot. Et elle a obtenu gain de cause puisque les différents représentants marocains ne jouent plus les compétitions interclubs avec cette carte et se contentant d’afficher le drapeau du pays. Dans deuxième requête, le club algérois demandait à ce que la CAF le dédommage pour cette mesure abusive et réclame d’avoir – au minimum – la prime du finaliste (1 million de dollars) de l’opus 2023-2024 de l’épreuve continentale.
Manifestement, la CAF ne fera que payer ses pots cassés dans les mois à venir. La confirmation de cette sentence devrait intervenir lors de la première partie d’avril. La structure footballistique se dépouille toute seule à cause de ses décisions sur injonctions. La faillite dans la gouvernance et celle des finances vont de pair.



