Abdelkader Amrani n’est plus l’entraîneur du CR Belouizdad. En effet, en signe avant-coureur, le technicien algérien n’était pas sur le banc du Chabab ce samedi pour le match contre le Paradou AC (victoire 1-2) en championnat. De ce fait, Mehdi Rabhi, président du Conseil d’Administration de la SSPA/CRB, devra collaborer avec un sixième coach depuis sa prise de pouvoir en février 2023. Une anomalie manifeste.
Nabil Kouki, Sven Vandenbroeck, Marcos Paquetà, Corentin Martins et Abdelkader Amrani ont tous travaillé sous la direction de Mehdi Rabhi. Certes, le premier nommé était là lors de l’arrivée du patron du CA. Et il a été remercié dans la foulée de la défaite de la Coupe d’Algérie du CRB contre l’ASO Chlef. Les raisons de la rupture dépassaient le cadre strictement technique.
Sous Rabhi, le CRB collectionne les erreurs de casting…
S’en suivra la désignation de Vandenbroeck qui n’a pas fait long feu en restant à peine trois mois aux commandes. Le Belge n’a pas pu cohabiter avec les recrues étranges de Rabhi à l’image de Raïs M’Bolhi. Les rapports tendus ont fini par pourrir la vie du chef de la barre technique qui n’a pas trop voulu faire des choix sous la “contrainte”. Le divorce était inévitable.
Les résultats du CRB n’étaient pas ceux escomptés pour la suite. Aucun des coachs choisis par Rabhi n’a réussi à décrocher un titre. Certains relèveront que Paqueta a ramené la Coupe d’Algérie. Mais on peut rappeler que le Brésilien était déjà passé aux mannettes techniques dans le passé. C’est pour dire qu’il n’est pas purement un choix propre à Rabhi.
… et les déculottées
Pire encore, le repère des mauvais castings reste certainement le fait que les Chababistes n’ont jamais pu passer le premier tour de la Ligue des Champions CAF sous la gouvernance de Rabhi. Ainsi, il y a eu les sorties successives dès le premier tour de l’épreuve en essuyant de sacrés revers comme ceux face au Mamelodi Sundowns (1-4 à domicile) lors de la séquence 2023-2024 et Al Ahly SC (6-1 au Caire) lors de l’édition en cours.
Et il y a ce problème récurrent de mercato avec des arrivées qui donnent rarement satisfaction en plus de causer des problèmes avec les entraîneurs et des saignées à la trésorerie de Madar Holding. On citera cette greffe d’Islam Slimani qui a subi le rejet et provoqué des tensions en interne. D’ailleurs, cet épisode a manifestement éreinté Amrani au plus haut point. Les séquelles étaient telles que même le départ de Slimani et son retour en Belgique, où il a rejoint le KVC Westerlo, n’a pas empêché Amrani de décider de partir.
Un titre est obligatoire pour sauver sa tête
A la mi-saison, les Rouge et Blanc ont déjà consommé deux entraîneurs. C’est donc un peu la crise. Même si les Belouizdadis restent, pour l’instant, dans le coup pour le titre de champion (3e, avec 2 matchs en moins et 2 longueurs de retard sur le leader) et la Coupe d’Algérie (le prochain match sera de tous les dangers car ça sera le choc face au MC Alger).
Les semaines à venir nous renseigneront sur la santé réelle du CRB. Une chose est sûre, le successeur d’Amrani devra décrocher au moins un titre. Autrement, le team de la capitale signera sa première saison blanche sur les 6 dernières. Et elle pourrait l’être sous le règne de Rabhi qui a pu sauver les meubles avec dame coupe lors de l’exercice écoulé.
💣 𝐄𝐗𝐂𝐋𝐔𝐒𝐈𝐅 ! 𝐌𝐈𝐆𝐔𝐄𝐋 𝐀𝐍𝐆𝐄𝐋 𝐆𝐀𝐌𝐎𝐍𝐃𝐈 𝐒𝐄𝐑𝐀𝐈𝐓 𝐃𝐀𝐍𝐒 𝐋𝐄𝐒 𝐏𝐄𝐓𝐈𝐓𝐒 𝐏𝐀𝐏𝐈𝐄𝐑𝐒 𝐃𝐔 𝐂𝐑 𝐁𝐄𝐋𝐎𝐔𝐈𝐙𝐃𝐀𝐃 ! 👀
L'entraineur argentin ne serait pas contre l'idée de revenir au CRB, lui qui était le coach du club en 2011 et 2013. 🤩 pic.twitter.com/v4B7OIwcrC
— BZ Updates (@UpdatesBz) January 26, 2025