Dans une lettre adressée au président de la Fédération algérienne de football, Walid Sadi, Oussama Benbot a acté la décision lourde de mettre un terme à sa carrière internationale. À 31 ans, le gardien de l’USM Alger quitte les Verts sur la pointe des gants, dans un silence poli qui en dit long.
Sélectionné parmi les 28 joueurs retenus pour la CAN 2025, Benbot restera pourtant comme l’unique Fennec à ne pas avoir disputé la moindre minute de jeu durant la compétition. Un détail en apparence, un poids immense dans la réalité du vestiaire et des ambitions personnelles. Dans sa lettre ouverte, le portier adopte un ton courtois, presque apaisé, évitant soigneusement d’exposer les raisons profondes de ce choix radical. Mais nul besoin de lire entre les lignes trop longtemps.
Avec seulement quatre apparitions à son actif, Benbot a vu la hiérarchie se figer devant lui. Même lors du seul match où Vladimir Petkovic avait opté pour une large revue d’effectif, face à la Guinée équatoriale, le technicien avait préféré confier les cages à Anthony Mandrea, reléguant une nouvelle fois le keeper usmiste au rôle de spectateur. Luca Zidane, titulaire habituel, restait l’indiscutable numéro un.
Le coup de grâce est sans doute intervenu lors de l’entrée en jeu de Redouane Berkane face au Nigeria. À cet instant précis, Oussama Benbot devenait officiellement le seul joueur de la sélection à ne pas avoir foulé la pelouse en compétition officielle. Un statut difficile à assumer pour un gardien expérimenté, à six mois seulement du Mondial 2026.
Benbot choisit ainsi la sortie digne. Sans fracas, sans polémique ouverte, mais avec l’amertume silencieuse de ceux qui comprennent que leur place n’existe plus. Ainsi s’achève, discrètement, l’aventure internationale d’un joueur qui n’aura jamais eu l’occasion de vraiment défendre sa chance.



