Alors que la sélection nationale espérait retrouver un semblant de sérénité après sa victoire face au Niger en amical (2-1), une polémique née d’une manipulation d’images captées au coup de sifflet final a rapidement enflammé les réseaux sociaux.
Comme au lendemain de la Coupe du monde 2026, l’attaché médias de la Fédération algérienne de football (FAF), Saïd Fellak, s’est retrouvé malgré lui au cœur d’une controverse.
En cause, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, dans laquelle Bachir Belloumi aurait ostensiblement snobé le responsable de la communication de la FAF, allant jusqu’à lui refuser une poignée de main au terme de la rencontre. Une séquence présentée comme le signe d’un malaise entre les deux hommes, mais dont la lecture a rapidement pris des proportions démesurées.
Une vidéo détournée de son contexte
Sauf que la réalité est tout autre. La vidéo originale montre bel et bien Belloumi saluer Saïd Fellak. L’échange entre les deux hommes se déroule ensuite dans une atmosphère bon enfant, loin de l’image conflictuelle véhiculée par la séquence tronquée.
Amusé par la prestation du jeune international, l’attaché médias de la FAF le chambre en lui faisant remarquer qu’il va désormais devoir se présenter devant la presse, après avoir fait sensation sur le terrain. Une remarque à laquelle le fils de Lakhdar Belloumi répond par la négative, invoquant sa timidité face aux caméras.
Un échange banal, teinté d’humour, comme il en se passe ordinairement dans chaque groupe. Pourtant, certains esprits mal tournés ont trouvé le moyen d’en détourner le sens pour donner naissance à une polémique de toutes pièces.
La zizanie pour seul objectif ?
Les images originales sont pourtant sans équivoque. Aucun refus de poignée de main, aucun signe de tension entre Belloumi et Fellak. Mais cela n’a pas empêché la version manipulée de se propager, alimentant les spéculations et les commentaires les plus malveillants.
Difficile, dès lors, de ne pas s’interroger sur les intentions derrière une telle démarche. Alors que les Verts tentent de préserver leur équilibre et de travailler dans un climat serein, ce genre de controverse artificielle ne fait qu’entretenir un climat de tension autour de la sélection.
Au-delà du cas Belloumi–Fellak, cette affaire rappelle surtout la facilité avec laquelle une séquence vidéo délibérément détournée, peut devenir un instrument de désinformation.
Après la victoire face au Niger, l’équipe nationale pouvait espérer se concentrer sur l’essentiel. Elle se retrouve finalement confrontée à une polémique qui, au vu des images originales, n’aurait jamais dû voir le jour.
