Le board de la JS Kabylie n’a pas survécu au dossier Mehdi Merghem (28 ans) parti vers le SC Bastia (Ligue 2/France). En effet, Mobilis, actionnaire majoritaire des Canaris, a limogé hier El Hadi Ould Ali, président du Conseil d’Administration, son directeur sportif, Hakim Medane, ainsi que son adjoint Karim Doudane. L’amateurisme dans la gestion du transfert de Merghem et ses nombreuses zones d’ombre, qu’on va éclaircir dans cet article, leur ont été fatales. Détails.
Le SC Bastia est sûr de son coup. Le team corse n’a pas hésité à annoncer officiellement l’arrivée de Merghem dans ses rangs mardi. « Le milieu offensif de 28 ans s’est engagé avec le Sporting pour une durée de six mois, assortie de deux années supplémentaires en option », a indiqué le team de l’île de Beauté.
Ce dernier précise qu’« arrivé libre, Mehdi Merghem rejoint le SC Bastia en provenance de la JS Kabylie, après avoir accepté la résiliation de son contrat proposée par son club » non sans noter qu’il est « désormais dans l’attente de la réception du Certificat International de Transfert (CIT) afin de finaliser l’homologation du joueur. »
La FIFA devrait trancher en faveur de Merghem et le SC Bastia
D’ailleurs, ce CIT est la clé de voûte de la transaction. Et il s’avère que la JS Kabylie assurait, rien que lundi soir après la deadline du mercato hivernal en France qui avait fermé lundi à 20h00, que «Mehdi Merghem demeure contractuellement lié à la JS Kabylie. » Si la situation semble confuse, la direction des Lions de Furiani s’attend à ce que son nouveau joueur soit qualifié dans les prochaines 24 heures le temps que la FIFA lui accorde le CIT provisoire délivré, même en cas de litiges, au bout de 72 heures à compter de la clôture de la fenêtre des transferts selon le règlement en vigueur.
À ce sujet, on apprend que la JSK avait donné son aval pour la résiliation aux représentants du joueur via un canal fiable que la FIFA peut prendre en compte. Quand bien même aucun mail officiel n’a été (on ne sait pour quelle raisons) transmis à temps pour faire valoir ce que de droit à Merghem. Ces approximations ont d’ailleurs coûté cher aux dirigeants qui ont piloté cette opération avec la décision de Mobilis de faire table rase. Somme toute, on peut s’attendre à ce que les Bastiais remportent ce bras de fer. Dossier à suivre.
