Désolantes étaient les images survenues hier au stade communal « Zerrouki Mouloud », dans la commune des Eucalyptus à Alger. Moins d’un an après son inauguration, ce petit stade flambant neuf a été saccagé à la suite de la défaite de l’équipe hôte, l’USMH, face à l’ASM Oran (1-2).
Le climat était lourd, et l’atmosphère particulièrement tendue. Alors que l’USMH garde encore un mince espoir d’accession en Ligue 1 Mobilis via les barrages, une frange des supporters a choisi de laisser éclater sa colère en s’en prenant aux installations du stade « Zerrouki Mouloud ». Chaises arrachées, grillages défoncés : le chaos a gagné une partie des tribunes réservées aux supporters harrachis. Une situation qui n’arrange en rien le club, déjà en pleine tourmente.
Dans la foulée de ces incidents regrettables, le président de l’USMH, Salim Rebbah, a présenté sa démission, dénonçant un climat devenu difficilement tenable, même si la saison n’est pas encore terminée et que tout reste possible dans cette course à la montée, après l’échec de l’an dernier.
Au-delà du terrain, ces dégradations pénalisent également les structures locales : le stade profite à plusieurs petits clubs et joue un rôle important dans la formation des jeunes, aujourd’hui directement impactée par ces actes de violence.
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