Le salaire de Rulani Mokwena s’est retrouvé au cœur d’une vive polémique après l’élimination du MC Alger de la Ligue des champions d’Afrique, samedi. Pourtant, le technicien sud-africain est loin d’être le coach le mieux rémunéré de la Ligue 1 Mobilis. Mieux encore, avec 28 000 euros par mois, il ne figure même pas dans le trio de tête des plus gros salaires du championnat.
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Josef Zinnbauer, le sommet du classement
En tête, c’est de notoriété publique, trône Josef Zinnbauer. L’entraîneur de la JS Kabylie percevrait un salaire mensuel estimé à 64 000 euros, un montant record à l’échelle nationale.
Un luxe rendu possible grâce au soutien financier de Mobilis, actionnaire majoritaire du club. En misant sur un technicien allemand à forte réputation, la JSK ambitionnait de structurer un projet solide sur le moyen terme. Mais un an plus tard, le contraste est saisissant. Zinnbauer est toujours en poste, les résultats, eux, se font attendre. Éliminée de ses objectifs majeurs, la formation kabyle traverse une crise sportive qui a déjà emporté plusieurs dirigeants, dont Hakim Medane et El Hadi Ould Ali.
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Juan Carlos Garrido, le pari avorté du MC Oran
Deuxième du classement des salaires, Juan Carlos Garrido. L’ancien entraîneur du MC Oran touchait 50 000 euros par mois.
Un investissement conséquent au regard d’un bilan mitigé. En 15 rencontres, l’Espagnol a enregistré 5 victoires, 4 nuls et 6 défaites. Des résultats insuffisants pour convaincre sur la durée. Il finira par être limogé, laissant derrière lui l’image d’un passage coûteux et peu concluant.
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Saed Ramovic, la stabilité sous contrat
Le podium est complété par Sead Ramovic, actuel entraîneur du CR Belouizdad. Le technicien allemand émarge à 40 000 euros mensuels, un salaire revalorisé en mai dernier lors de la prolongation de son contrat jusqu’en 2028.
Contrairement à ses homologues, Ramovic présente un bilan sportif plus solide. En 26 matchs cette saison, il affiche 15 victoires, 7 nuls et seulement 4 défaites. Un ratio honorable, même si la relation avec les supporters demeure tendue.
Le véritable point sensible réside toutefois dans les termes de son contrat. Dépourvu de clauses d’objectifs, celui-ci le met à l’abri d’un licenciement sans lourdes indemnités. En clair, si le CRB souhaite s’en séparer, il devra payer le prix fort, une hypothèse déjà évoquée en coulisses.
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