Le match de la 12e journée, joué le 20 décembre dernier au stade Miloud Hadefi, de Ligue 1 Mobilis entre le MC Oran et l’ES Sétif (0-0) était frappé du sceau du mauvais arbitrage à la VAR. Les anomalies de cette rencontre, arbitrée par Yahia Dehar, ne s’arrêtent pas là. En effet, les mouvements des paris pour un match nul, résultat final de ce duel, interpellent. Détails.
Les Oranais n’ont pas manqué de dénoncer les décisions arbitrales dans cette explication. Notamment l’utilisation incohérente de l’assistance vidéo aux arbitres (VAR). D’après eux, il y avait une instrumentalisation pour empêcher les Hamraoua d’obtenir un penalty net.
Un déséquilibre impossible dans un marché sain
« Nous nous demandons comment un penalty initialement accordé a pu être annulé après recours au VAR, alors que la même technologie n’a pas été utilisée dans deux cas évidents de penalties pour notre équipe qui auraient dû être examinés », s’insurgeait la formation d’El Bahia dans un communiqué.
Le board mouloudéen avait même demandé l’ouverture d’une enquête à ce sujet. Par ailleurs, au-delà du comportement des referees, il y a un autre fait qui interpelle. Des indices laissent croire qu’il y avait un “script” pour que ce duel se solde sans vainqueur. En effet, les sommes jouées sur ce résultat sont tout simplement anormales.
On parle tout de même d’une mise de 120 000 € sur un un partage des points en plein direct sur la plateforme Betfair. Pourtant, « la norme pour un match ordinaire de la Ligue 1 Mobilis est souvent 10 voire 12 fois inférieure (10 000 euros gros maximum) » nous assure notre source. Elle mentionne aussi que « 81 % du marché total était concentré sur le match nul, un déséquilibre statistique impossible dans un marché sain. »
« La coïncidence n’est plus une option raisonnable »
Par ailleurs, les mouvements indiquent qu’« à 20:29, le volume bondit de 49 429 € en une seule minute. Une mise massive “In-Play” (en direct) sur une cote de 3.80. » Pour résumer : « en misant près de 120 000 € sur une cote moyenne dépassant les 3.00, les parieurs ont généré un bénéfice net estimé à plus de un tiers de million d’euros. » Rien que ça. Ce risque était énorme. Et tout aurait pu s’écrouler à la 79e minute quand le MCO a bénéficié d’un penalty. Toutefois, la VAR intervenait pour l’annuler alors que son existence était évidente.
Mais ce n’était pas tout puisque les Oranais évoquent aussi deux autres situations litigieuses sur lesquelles les assistants, dirigés par Redouane Allou, présents en cabine ont fermé l’œil selon les dénonciations du team d’Oran. La conclusion est nette : « quand il y a trois décisions arbitrales majeures empêchent un but, la coïncidence n’est plus une option raisonnable », estime notre interlocuteur. Aujourd’hui, la VAR peut piloter le résultats d’une rencontre. Et avec certains, ce résultat du nul, à tendance à se répéter. Suivez notre regard…
