Le Grand stade de Marrakech a – une nouvelle fois – été le théâtre d’une défaillance foot pour l’équipe nationale d’Algérie. Sur la même pelouse qui a vu Abdelhak Benchikha prendre une rouste (4-0) en juin 2011 face au Maroc et la sélection de Djamel Belmadi entamer sa périclitation en septembre 2021, la troupe à Vladimir Petkovic a vu le Nigéria la sortir de la CAN 2025 et acter son élimination en quarts de finale. L’enceinte marrakchie ne donne manifestement naissance qu’aux désillusions pour la balle ronde Dz. Hasard ou malédiction ?
On n’a absolument pas reconnu notre sélection samedi face aux Nigérians. Le problème n’est pas plus la défaite que la manière avec laquelle les camarades de Riyad Mahrez on (dé)joué et perdu. El-Khadra, qui a survolé le premier tour avant d’évincer la RD Congo en 1/8 de finale, n’était que l’ombre d’elle-même. Elle n’a littéralement pas existé. On pourrait trouver ce qui n’a pas fonctionné tactiquement avec les choix discutables de Petkovic pour ce qui est du onze mais aussi la mise en place. Après, il y a toujours ce même constat qui revient : à Marrakech, les Verts perdent constamment leur repères.
À chaque fois, l’EN est lésée et méconnaissable
On pense à cette déroute 4 buts à 0 sous la houlette de Benchikha. Cette bastonnade lui avait coûté son poste de sélectionneur. Aussi, il y a ce match contre le Burkina Faso en septembre 2021. Dans ce duel, les poulains de Belmadi avaient été sérieusement bousculés par un adversaire qui semblait pourtant dans leurs cordes. Il y avait, pour l’occasion, un arbitrage vicieux de Joshua Bondo (Botswana) qui a omis de siffler un penalty et donner un avertissement gratuit pour Bensebaïni afin de le suspendre. Pour ce qui est du jeu, à un moment donné, Feghouli & cie avaient complètement perdu la boussole.
D’ailleurs, il y avait une action, Bounedjah, qui partait vers le but, avait même vu la balle lui taper dans le talon on ne sait comment. Sur la main courante, il y avait trois hommes assis en djellaba qui étaient là on ne sait pas pourquoi. “Paranormal activity” diront certains. En tout cas, l’anomalie a persisté contre le Nigéria avec des Guerriers du Désert qui ne mettaient, pour la plus part, pas un pied devant l’autre. La lourdeur des jambes étaient hallucinantes. On avait l’impression que l’Algérie faisait tout au ralenti et les Super Eagles tout à grande vitesse. Le sort suscite des interrogations.



