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Maza se confie sans filtre sur la CAN, Mahrez et la pression du très haut niveau

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Ibrahim Maza
Ibrahim Maza
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Dans un entretien accordé à Kicker, Ibrahim Maza se confie longuement sur son vécu en sélection nationale. Le jeune milieu évoque ses repères, ses émotions, ses modèles et sa vision de la CAN.

Mahrez, le capitaine et le modèle

Arrivé en sélection il y’a plus d’un an, Ibrahim Maza raconte son intégration au sein du groupe, son admiration pour les cadres et l’impact immédiat de Riyad Mahrez, capitaine respecté et référence naturelle pour les jeunes joueurs.

« Bien sûr, on éprouve le plus grand respect pour ce genre de joueurs quand on arrive et qu’on se rend compte de leur stature. On sent clairement qu’ils ont de l’influence. Par exemple, Mahrez, en tant que capitaine, a une vraie autorité et une vraie voix dans le groupe. En tant que jeune joueur, on essaie d’apprendre un maximum auprès de ces joueurs expérimentés quand on arrive, et bien sûr, les anciens nous accueillent très bien.

Il est vraiment très gentil, vraiment top. Tous les joueurs plus âgés nous traitent très bien, nous intègrent facilement, veulent nous aider, nous donnent des conseils. Franchement, tout se passe super bien.

Au début, c’était un peu surréaliste de le voir. Parce qu’à l’époque, je regardais encore certains de ses matchs à la télévision, en direct, et maintenant, tout à coup, je me retrouve à jouer avec lui. Mais oui, c’était vraiment très beau. Je lui ai aussi demandé un maillot après mes premiers matchs. C’est pour ça qu’au début, tout cela paraissait assez irréel.

Ici, on parle principalement français, mais depuis que j’ai quitté l’école, mon français n’est plus aussi bon. Quand j’étais encore à l’école, je pouvais bien communiquer, mais j’ai oublié pas mal de choses depuis. Du coup, je parle surtout avec eux en arabe ou en anglais, et un peu en français. Franchement, c’était fou. »

Boulbina, une entrée décisive et une action signature

Revenant sur un match intense face au Congo, Ibrahim Maza décrit avec précision l’instant où l’entrée de Boulbina a changé l’atmosphère, portée par une intuition collective et une action devenue immédiatement décisive.

« On s’attendait à un match difficile contre le Congo, car c’est une bonne équipe. Mais quand Boulbina est entré en jeu, on s’est dit que c’était vraiment son style, sa marque de fabrique. On avait déjà le pressentiment qu’il allait marquer. C’est sa spécialité : rentrer sur son pied et frapper au second poteau.

Quand il est rentré à l’intérieur, on s’est tous levés, et il a marqué immédiatement. On a tous explosé de joie. C’était incroyable. »

La CAN, le mental et le Maroc favori

Dans une analyse lucide et mature, le jeune international algérien évoque la dimension mentale de la Coupe d’Afrique des Nations, le statut de favori du Maroc et la pression qui accompagne les grandes ambitions continentales.

« Je pense que tout est aussi beaucoup dans la tête. Par exemple, ici au Maroc, le Maroc est favori, et cela leur met une énorme pression. De notre côté aussi, nous faisons partie des favoris, je l’espère. Au final, tout se joue mentalement, et c’est l’équipe qui en veut le plus qui fait la différence.

Pour nous, la Coupe d’Afrique, c’est un peu comme l’Euro pour l’Allemagne. Gagner sur son continent, c’est quelque chose de très spécial. Ce serait incroyable de remporter le trophée et d’avoir trois étoiles. On verra bien.

Je suis en contact avec certains joueurs, surtout avec Tapsoba et Ben Seghir, puisqu’ils sont ici. C’est dommage pour Tapsoba, qui a été éliminé. Avant cela, on faisait souvent des appels vidéo, et je parle encore avec Ben Seghir. On se disait que si on allait tous les deux loin, on pourrait même s’affronter en demi-finale.

Depuis Berlin, il y a aussi bien sûr la famille et quelques amis. On essaie de profiter de tout ça, mais sans trop se laisser emporter, ni par le positif ni par le négatif. Si on absorbe trop le positif, on peut croire qu’on est au sommet, que tout est facile. Et dès que ça devient négatif, cela peut nous affecter mentalement très vite et nous faire douter de nous-mêmes.

C’est pour ça qu’il faut garder un certain équilibre, être conscient de ce qui se passe sans se laisser dépasser, et essayer de faire abstraction au maximum. »

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