Alors que la JS Kabylie s’était fendue d’un communiqué, lundi, pour démentir le transfert de Mehdi Merghem vers « un club français », le SC Bastia a pris tout le monde de court, dès le lendemain, en officialisant la signature de l’ancien Canari. De quoi semer la confusion. Que s’est-il réellement passé entre les deux annonces ? Absolument rien… ou presque.
En affirmant que Mehdi Merghem demeurait contractuellement lié à la JSK, le club kabyle n’a, en réalité, jamais travesti la vérité. Selon des sources à la FAF, consultées par La Gazette du Fennec, l’ailier droit n’était pas libre de tout engagement au moment de parapher son contrat avec le club corse. L’hypothèse d’un départ libre, consécutif à une mise en demeure pour salaires impayés, ne repose sur aucun fondement tangible, assurent nos interlocuteurs.
https://twitter.com/SCBastia/status/2018642759096185292
Le dossier Merghem relèverait, en effet, de la loi 19-17 de la FIFA, plus connue sous l’appellation de la « Résolution Lassana Diarra ». En clair, le joueur a rompu unilatéralement son contrat, sans l’aval de son club, s’exposant ainsi à un contentieux juridique aux conséquences potentiellement lourdes, notamment sur le plan financier.
À cela s’ajoute l’écueil de sa qualification sportive. Au regard des zones d’ombre entourant cette affaire, la FAF devrait refuser de délivrer le Certificat de Transfert International (CIT), un sésame indispensable pour permettre au joueur d’évoluer sous ses nouvelles couleurs.
Par conséquent, Mehdi Merghem se retrouve aujourd’hui dans une véritable impasse administrative, suspendu entre deux clubs, avec une bataille juridique en toile de fond et un avenir sportif immédiat plus qu’incertain. Un véritable imbroglio qui doit être la conséquence directe de fausses promesses de conseillers qui sont visiblement passés à côté de quelques détails décisifs.
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