Le départ de Chloé Yamina N’Gazi de l’Olympique de Marseille soulève bien plus de questions qu’un simple choix sportif. Dans sa lettre d’adieu, la gardienne évoque des « choix qui ne s’expliquaient pas » et rappelle que « le placard n’est jamais très loin », des mots qui traduisent une incompréhension profonde quant à son rôle ces derniers mois.
Recrutée sous l’ère de Frédéric Gonçalves, l’ancienne entraîneur marseillais, N’Gazi s’inscrivait pourtant dans une dynamique positive. Installée dans le projet sportif, elle avait gagné sa place dans l’effectif tout en enchaînant des performances solides, notamment avec la sélection algérienne lors de la Coupe d’Afrique des Nations, où ses prestations avaient confirmé son statut de gardienne fiable et performante.
L’arrivée de Corinne Diacre a marqué un tournant. Progressivement, la hiérarchie sportive a évolué et la gardienne a perdu du temps de jeu, un choix qui interroge au regard de sa forme internationale et de sa continuité sportive. Une situation qui rappelle les critiques déjà formulées par le passé concernant la gestion des joueuses par l’ancienne sélectionneuse de l’Équipe de France féminine de football, où plusieurs cadres avaient dénoncé des décisions jugées abruptes et difficiles à comprendre.
Sans accusation directe, la lettre de N’Gazi met néanmoins en lumière une question qui interpelle : comment une joueuse recrutée pour un projet et performante sur le terrain peut-elle se retrouver écartée quelques mois plus tard ? Ce départ relance le débat sur la cohérence sportive et humaine des choix effectués depuis le changement d’entraîneure à Marseille.
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