La CAN 2027 connaîtra une organisation commune. En effet, l’Ouganda, la Tanzanie et le Kenya seront co-hôtes de l’événement. A cette occasion, il y a l’envie de retrouver la périodicité estivale pour le rendez-vous continental. Selon les prévisions, le tournoi devrait se tenir dans moins d’un an et demi. Si les Ougandais et les Tanzaniens ont honoré leurs engagements pour être dans les temps en termes d’infrastructure et de tout ce qui a trait à l’organisationnel, les Kenyans ont émis des réserves et peuvent compromettre la tenue de l’épreuve selon l’agenda initialement établi. Détails.
D’un côté, il y a la Confédération africaine de football (CAF) qui veut que les délais soient respectés afin que sa nouvelle feuille de route, décidée en marge de la CAN 2025 au Maroc avec le passage d’une CAN tous les 4 ans à partir de 2028, devienne concrète. De l’autre, il y a un pays co-organisateur qui n’est pas dans les clous.
Les élections au Kenya posent problème
Que ce soit pour verser la caution d’organisation de 30 millions de dollars à la CAF, les infrastructures ou le timing de la compétition, le Kenya a des réserves. “Un report du tournoi serait bénéfique pour le Kenya. le pays se préparant activement aux élections générales nationales d’août 2027”, a plaidé ce jeudi Nicholas Musonye, président du Comité d’organisation kenyan.
Il reste désormais à voir comment la CAF de Patrice Motsepe agira face à ce contretemps. Ce scénario n’est pas l’idéal après tout ce qui s’est passé lors de la défunte édition sur le sol marocain. Particulièrement avant, pendant et après la finale entre le Sénégal et le Maroc. Lors de cette séquence, la CAF a donné l’impression que tout lui échappe et qu’elle n’a plus le contrôle sur certaines choses. Se retrouver obligé à assumer les erreurs d’attribution de l’organisation à un trio qui n’avance pas simultanément ne soignera forcément pas l’image de l’instance et du football africain. Et certains en interne pourraient bien s’en réjouir.
