Ce mercredi, Cristiano Ronaldo a décidé de quitter d’une manière soudaine le rassemblement du Portugal à Copenhague (Danemark). Cet épisode pourrait marquer la fin, qui serait brutale, de l’histoire de CR7 avec la sélection. La génèse du problème était un coaching peu commode de Jorge Jesus qui l’a envoyé à l’échauffement sans le faire entrer contre la Norvège. On est dans les mêmes eaux que le management de Brahim Hemdani, entraîneur de l’Algérie, avec Aït-Nouri. L’exécration pour un footballeur.
On l’a vu avec Rayan Aït-Nouri, s’échauffer avec l’idée qu’on va jouer sans que cela se produise est particulièrement frustrant. Dégoupillant même. Chacun manifeste son émotion à sa manière. Le Fennec avait pété un plomb sur le banc. Pour sa part, CR7 a préféré quitter le stade dès le coup de sifflet final ne montrant pas grand-chose publiquement.
Les fausses promesses exaspèrent les footballeurs
Finalement, c’est une déclaration du sélectionneur lusitanien cet après-midi qui a tout fait basculer. “Pendant le match, je me suis dit que j’aurais peut-être besoin de lui et qu’il allait s’échauffer. Et puis je ne l’ai pas fait entrer. C’est là que j’ai commis une erreur, j’aurais dû le faire s’échauffer environ 15 minutes plus tard. Je peux promettre ce que je veux. Je suis l’entraîneur (…) Aucun joueur ne va changer mes idées. Ni lui, ni personne dans le football. Aucun président. Jamais, zéro ! Je suis un entraîneur qui décide en fonction de ce que le match dicte. Le jeu m’a dicté autre chose et je ne l’ai pas fait jouer“, a indiqué avec fermeté le technicien. Après la fausse promesse, les mots de trop pour tenter de serrer la poigne sur le vestiaire.
Aujourd’hui, les footballeurs peuvent prendre la rigueur pour de l’autoritarisme. Surtout quand ils pensent avoir un certain statut. Ce qui est le cas pour le quintuple Ballon d’Or. Un peu (beaucoup) moins pour Aït-Nouri. Mais le parallèle s’impose. On le fait plus pour montrer que les footballeurs n’aiment pas cette versatilité dans le coaching qui les excéder. Après, il est utile de relever que les statuts de deux joueurs ne sont pas de la même dimension mais l’égocentrisme est une “marque” des footballeurs. Surtout ceux qui jouent (ou ont joué) dans les grands clubs.
