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Stage de mars/Algérie : Cette fausse note dans la belle partition

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Algérie
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L’équipe nationale a soufflé le chaud et le froid face à l’Uruguay. Sur quelques séquences de construction, les Verts ont montré une maîtrise technique implacable. Cependant, une fois proche de la surface de vérité, il y avait une sorte d’incapacité à aller au bout de l’action. Une stérilité qui peut inquiéter. Elle est surtout à parfaire.

Les sorties de balles étaient bonnes à différentes périodes de la partie. Les Fennecs arrivaient à bien se projeter depuis leur surface une fois le ballon récupéré. Le mode contre-attaque a de bons standards au lancement et beaucoup de variété dans les zones. D’ailleurs, Sebastián Cáceres, défenseur de la Celeste, a reconnu que « contrairement au match contre l’Angleterre, celui-ci a été plus ouvert, avec des situations de part et d’autre. Lors du premier match, nous avons davantage attendu en essayant de neutraliser l’adversaire. Cette fois, on a senti que nous proposions davantage de jeu et que nous allions plus vers l’avant. Avec le style de jeu de l’Algérie, la rencontre est devenue très ouverte, car ils ont des sorties rapides et de bonnes contre-attaques. »

« Conclure plus rapidement »

Pour sa part, Vladimir Petkovic, sélectionneur de l’EN, a pensé qu’ « aujourd’hui, nous avons vu un très bon match. Pour une rencontre amicale, c’était un match de très haut niveau, sur les plans physique et tactique. Je veux féliciter mon équipe, mais aussi l’Uruguay, qui a permis d’atteindre ce niveau. C’est clair que nous voulons toujours faire mieux et plus.»

Mais l’analyse la plus importante était plus loin. C’était quand le coach a noté que « la première mi-temps était très bonne, avec beaucoup de mouvements dans la phase offensive. Il aurait peut-être fallu conclure plus rapidement certaines actions. » En effet, si la fluidité dans les passes était là, il n’y avait personne pour oser conclure l’action. soit en faisant la remise de trop ou en terminant par un tir raté. Et la seule fois où tout était idéal pour marquer, Houssem Aouar a dévissé sa reprise plat du pied du gauche. Au point de penalty, le pensionnaire d’Al Ittihad, peu inspiré dans ce match, a gâché un beau mouvement lancé par Ibrahim Maza avec Rayan Aït-Nouri à la dernière passe. Tout était bien fait. Sauf la finition.

Être plus tranchant dans le dernier tiers est vital

Au coup de sifflet, l’Algérie n’avait pas trouvé le cadre sur ses 6 tentatives. On ne va pas dire que le jeu d’El-Khadra était stérile parce qu’il y a eu des signaux de cohésions assez nets et le bloc adversaire a été mis à mal. Les transitions et les transmissions démontrent qu’il y a du travail fait aux entraînements dans ce domaine. Mais il manquait quelqu’un pour fructifier tout le boulot fait en amont devant.

A l’approche de la Coupe du Monde 2026, la 5e dans l’histoire de l’Algérie, et compte tenu de la qualité de l’adversaire, il faudra parfaire cet aspect. Tout ira plus vite et la cadence des matchs sera certainement plus élevée. Avoir une longueur d’avance peut faire toute la différence et assurer une longévité dans le tournoi. Il n’y a pas que les passes qui doivent être chirurgicales car ce qui comptera à la fin c’est de marquer. Et cela se décide dans les trente derniers mètres. Au plus haut niveau, c’est la vraie surface de vérité.

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