La gymnastique algérienne est en plein essor et se positionne de plus en plus sur l’échiquier mondial. À seulement 18 ans, Lena Khenoun, une talentueuse gymnaste, s’apprête à écrire une page importante de sa carrière en choisissant de représenter l’Algérie sur la scène internationale.
En effet, un autre talent vient de renforcer les rangs nationaux de la gymnastique. Lena Khenoun, formée à Sète ; passée par le pôle de Marseille et l’INSEP, et possédant déjà un solide parcours en équipe de France, avec plusieurs compétitions européennes à son actif, a décidé d’opter pour l’Algérie. Oalgré ces expériences en France, Lena sentait qu’il était temps de prendre un nouvel élan. « J’ai toujours eu un lien fort avec mes racines algériennes, grâce à mon grand-père, et représenter l’Algérie me permet de poursuivre ma progression », confie-t-elle au micro de Spot Gym.
Un choix qui relève strictement d’une volonté personnelle, dans la perspective de continuer à évoluer au plus haut niveau. Après plusieurs semaines de démarches administratives et un accompagnement attentif de Nadia Massé, entraîneure reconnue en France et désormais engagée dans le développement de la gymnastique algérienne, l’autorisation officielle lui a été accordée. Lena peut désormais rêver en grand, portant les couleurs algériennes sur les compétitions internationales.

Un choix personnel, inspiré par Kaylia Nemour : la jeune gymnaste Lena Khenoun s’engage pour l’Algérie
L’histoire de Lena s’inscrit dans une dynamique plus large : depuis plusieurs années, des gymnastes binationalles choisissent de représenter l’Algérie plutôt que la France. Il ne s’agit pas d’une démarche “initiée par les responsables algériens”, mais bien d’un choix personnel mûrement réfléchi. C’est ce qu’explique Nadia Massé : « Ces démarches sont réfléchies par les athlètes elles-mêmes, en concertation avec leurs familles. Il ne s’agit en aucun cas d’une prospection de la part de l’Algérie », précise-t-elle.
Ainsi, pour de nombreuses gymnastes, l’Algérie représente un véritable projet gagnant. Après avoir parfois stagné dans le système français malgré leur talent, elles voient dans le choix de représenter l’Algérie une chance de concrétiser leurs ambitions et de se hisser au plus haut niveau. Les parcours de Lena, mais aussi de Kaylia Nemour ou Louna Hamames-Moallic, s’inscrivent dans une stratégie de carrière réfléchie, chaque athlète évaluant son potentiel et ses perspectives d’évolution.
Il faut également souligner que le parcours de Kaylia Nemour reste une source d’inspiration majeure. Après avoir choisi de défendre les couleurs algériennes, elle, qui a été prise dans une sorte d’étau de la part de la Fédération française de gymnastique, est devenue une figure emblématique de la discipline au niveau mondial, notamment grâce à sa médaille d’or historique aux Jeux olympiques de Paris 2024.
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