La 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations, par son ampleur et son exposition médiatique, a mis en lumière bien plus que le simple jeu sur le terrain. Samedi à Marrakech, au Maroc, l’Algérie a quitté la CAN 2025 en quart de finale, mais de nombreux éléments, survenus avant et après cette élimination, ont suscité interrogations et malaise.
Depuis le début du tournoi, un constat s’est imposé : le Maroc a bénéficié de décisions arbitrales favorables lors de plusieurs situations litigieuses. Des rencontres face à la Tanzanie en huitième puis au Cameroun en quart ont notamment laissé des traces, chaque fois au profit des Lions de l’Atlas.
Une désignation arbitrale jugée douteuse
Voisin et potentiel adversaire du Maroc dans le dernier carré, l’Algérie apparaissait comme l’une des équipes à écarter. Face au Nigeria, malgré une prestation sportive en deçà des attentes, les Fennecs ont surtout été pénalisés par un arbitrage très contesté. La désignation d’Issa Sy comme arbitre central, assisté par Pierre Atcho à la VAR, s’est rapidement révélée problématique pour le groupe de Vladimir Petkovic.
Plusieurs choix ont ainsi alimenté la polémique : des cartons distribués avec une grande facilité à l’encontre des Algériens, des fautes litigieuses systématiquement sifflées, un penalty non accordé et surtout non revu par la VAR, ainsi qu’un avertissement pour le moins surprenant infligé à Wilfred Ndidi. Déjà sous la menace d’une suspension, le Nigérian manquera ainsi la demi-finale. Autant d’éléments qui, mis bout à bout, laissent planer le doute sur une possible volonté de faciliter la trajectoire du pays hôte, le Maroc.
La désignation du duo Sy–Atcho est d’autant plus critiquée qu’elle est intervenue après le huitième de finale Algérie–RD Congo, arbitré de manière jugée correcte par l’Égyptien Mohamed Maarouf. Ce dernier, salué pour sa gestion du match de cette explication, aurait subi de fortes pressions avant et après la rencontre. Refusant de céder, il n’a pas été reconduit pour la suite de la compétition et a regagné l’Égypte, alimentant davantage les soupçons autour de la gestion arbitrale du tournoi.
Insultes, tensions et plainte officielle
Ce n’est pas tout, puisque l’arbitre Issa Sy, au centre de la polémique à Marrakech, n’aurait pas dû officier lors de cette CAN en raison d’une affaire d’ordre éthique. Ceux qui l’auraient couvert seraient également impliqués dans sa désignation pour la rencontre Algérie–Nigéria.
La tension est montée d’un cran après le coup de sifflet final. Issa Sy a refusé de serrer la main des joueurs algériens, tandis que ses assistants sont accusés d’avoir insulté certains Fennecs. Rayan Aït Nouri a confirmé en zone mixte avoir été mal adressé par un arbitre de touche, et des sources évoquent une insulte raciste visant Hadj Moussa, traité de « sale arabe ». Face à ces faits, la FAF a rapidement transmis un dossier détaillé à la FIFA, directement à la commission des arbitres dirigée par Pierluigi Collina.
Le parcours de l’Algérie à la CAN 2025 s’est ainsi achevé dans un climat de frustration et de controverse. Au-delà du résultat sportif, cette élimination pose de sérieuses questions sur l’arbitrage et la crédibilité de la compétition.
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