Après un succès net face à la Libye lors de la première journée (5-1), les jeunes Algériens abordaient ce derby maghrébin avec des ambitions. Mais face au Maroc, la réalité a été tout autre : dominés de bout en bout, brouillons dans le jeu, les Verts se sont inclinés 3-0 sans jamais vraiment peser sur la rencontre.
Les Marocains ont d’emblée pris les choses en main. Dès le coup d’envoi, ils ont monopolisé le ballon au milieu et imposé leur tempo. À la 12e minute, sur une action bien construite par l’ailier droit Rabbadj, Noubli détourne le centre de Ligouman dans le but, le ballon ne franchit pas la ligne, mais l’arbitre accorde quand même le but.
Les jeunes algériens ont mis du temps à entrer dans son match, mais ils se sont progressivement repris en main en faisant circuler le ballon. Les Verts manquaient cependant de solutions en attaque: Valmy et Abed étaient trop peu alimentés, trop peu impliqués dans le jeu. En face, les jeunes marocains faisaient tourner avec beaucoup plus de naturel et de liant. Côté algérien, Nechab (Olympique Lyonnais) a été le patron au milieu, avec de la personnalité et de l’envie. Son camarade au milieu Benali (Le Havre) a aussi rendu une bonne copie notamment sur le volet physique.
La seconde période n’a pas inversé la tendance. Les adversaires ont logiquement doublé la mise, le même Ligouman concluant une nouvelle fois après un excellent travail du même Rabbadj. Les Algériens ont répondu timidement, avec une tentative d’Abed (très peu en vue) du pied gauche vite contrée par la défense adverse. Pas grand-chose à se mettre sous la dent. L’entrée de Megueni (Olympique Lyonnais) a apporté un peu de dynamisme sur le flanc droit, sans pour autant changer la physionomie du match. Idem pour le jeune joueur du RC Lens, Grini qui a apporté une bonne touche technique au milieu.
Quelques minutes avant le coup de sifflet final, les Lions de l’Atlas enfoncent le clou sur une contre-attaque éclair. 3-0. Le score est sévère, mais il est logique La différence entre les deux équipes tient à quelque chose de simple : le temps. Le Maroc dispose d’automatismes bien rodés, des joueurs qui se connaissent depuis deux ans et qui se trouvent instinctivement. Les Verts n’en sont pas encore là.. !


